Référendum...référenda

Publié le par jaakline

Voilà donc le jour de ce référendum "illégitime", "illégal" , pour les pays occidentaux.

Nous révisons notre vocabulaire. L'intervention en Irak était "illégale", non autorisée par l'ONU, mais légitime aux yeux des USA et de l'Otan.

Aujourd'hui ces mêmes jugent ce référendum en Crimée "illégitime" et "illégal".

Ce qui n'est évidemment l'opinion de la partie russe..et criméenne. Que va-t-il en sortir pour les Ukrainiens, TOUS les Ukrainiens, y compris ceux de la République autonome de Crimée ?

Que va-t-il en sortir pour la paix, en Ukraine, en Russie et en Europe? 

Ces derniers jours, on nous a répété que les Russes étaient d'accord avec la ligne Poutine, car manipulés par une propagande effrénée.. Bien sûr le pouvoir russe défend ses positions. Et oui, elles sont entendues par une large majorité des Russes. Une lettre ouverte de soutien à la politique du Président Poutine a été envoyée au Ministère de la Culture: signée au départ par 85 metteurs en scène, acteurs...elle en était à 300 hier.
Parmi eux des personnalités qui avaient écrit une lettre ouverte pour demander la clémence pour les Pussy Riots.

Circule aussi une pétition d'opposants à cette politique. Peu signée, certes, mais là !

On continue de nous présenter les Russes, comme un peuple homogène et de deuxième catégorie, simplement manipulable, alors qu'ils sont multiples et plutôt très politisés.

Ainsi, l'information en Europe et en France continue dans les grandes lignes de diffuser tout ce qui peut justifier l'attitude de l'U.E et des USA, dans leur soutien , à ce qu'ils appellent "Maïdan", phagocitant  ce mouvement populaire, cette vague, complexe et non homogène et leurs revendications sociales, économiques et politiques.

Propagande russe contre "information" occidentale? C'est un peu court !

Réunion du Bundestag sur ce sujet mercredi 12, ou jeudi 13. Angela Merkel, sombre, défait, point par point, l'argument des Russes dénonçant le "double standart" des Européens sur les questions du Kosovo et de la Crimée. Le dirigeant de "Die Linke", parti de gauche allemand, riposte, réfutant les mots d'Angela Merkel et soulignant la responsabilité particulière des Allemands à soutenir le nouveau gouvernement de Maîdan, où siégeaient 3 ministres néonazis.

Sur CCTV, TV chinoise en français que je découvre, le dossier ukrainien fut traité de façon équilibrée, et consistant, remontant même au background de l'histoire, en particulier celle du conflit 1941-1943.

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