Dans la tête du diable .

Publié le par Boyer Jaakline

Nouveau best seller ?

Nouveau best seller ?

Je ne sais si Vladimir Poutine "est inculte, comme tout dirigeant du KGB" (Maris Mendras, La Grande Table, France Culture, le 18 février), en tout cas, il a une tête. Puisque le nouveau "best seller" qui s'annonce s'appelle "Dans la tête de Vladimir Poutine". La Russie et son dirigeant restent un filon inépuisable pour nombre d'experts qui ne craignent pas la grossièreté (voir plus haut). C'est un philosophe qui s'y colle au nom russe Michel Eltchaninov, directeur de la revue "Philosophie".

Dans cet ouvrage, vous prendrez connaissance des sources "philosophiques" de la politique du président russe. Bien entouré, bien conseillé par des intellectuels qui adossent sa politique et sa propagande sur des références de philosophes bannis pendant la période soviétique et redécouverts ces dernières années. Illine, Berdiaev et d'autres. Pas forcément les plus progressistes, mais très "patriotes" .Il y est question d'empire, d'Eurasie, de voie de développement particulier de la Russie, toutes choses que revendique le pouvoir actuel, refusant d'être mangé à la sauce américaine.

Un certain succès de la "propagande" russe chez nous tient sans doute, non à sa performance, mais à son adéquation avec les faits, qui, on le sait, sont têtus. Nos "experts" en sont désemparés.

Mais aussi, cependant, que dire de la fascination réciproque de l'extrême droite française et d'une partie des élites russes ?

Dénoncer les groupuscules néonazis à Kiev, très actifs dans le Donbass en cette période de cessez le feu, (d'après les sources russes, ils se regrouperaient en ce moment) et en même temps admirer une femme politique française qui a été invitée au bal des néonazis à Vienne (Autriche) manque de cohérence.

La Russie ne fait pas exception dans cette Europe où un climat délétère se développe, entre idées régressives et manifestations d'extrême droite. Mais la Russie est dans une situation paradoxale, une fois de plus. Pas forcément de son fait. Une fois de plus.

Par exemple, comment admettre que le président russe n'ait pas été invité au 70me anniversaire de la libération des camps, tous les camps qui se trouvaient sur le chemin des soviétiques dans leur avancée vers Berlin? Quelle dose de cynisme et d'arrogance doivent avoir les élites européennes pour s'être permis cela !

Pour le reste, c'est aux russes de s'occuper des choix de leurs dirigeants. S'il est un peuple qui a su montrer plus d'une fois sa capacité à prendre ses affaires en main, ce sont bien les russes.

L'histoire peut être réécrite et la période actuelle ne s'en prive pas. Pas la géographie !

La Russie est notre continuum. Ou bien nous sommes le sien. Cela devrait nous réjouir.

Cela en désole d'autres!

Quelques nouvelles brèves "du front" :

Debaltseve : l'encerclement des troupes de Kiev était déjà effectué au moment des accords de Minsk . Les représentants des séparatistes avaient proposé que ce "chaudron" fasse partie des négociations . Porochenko en a nié l'existence.

Le 15 ème convoi humanitaire russe, nourriture, médicaments, matériaux de constructions, est bloqué à la frontière Russie/ Donbass. les 13 autres, le premier ayant fait grand bruit, sont passés sans problème notable.
Hier, la Russie a rétabli la fourniture de gaz à Lougansk et Donetsk, que Kiev avait coupée la veille.

Présence de soldats de l'ONU demandée par Kiev : les représentants de Donetsk rappellent qu'ils l'avait demandée dès le début du conflit. Bien sûr, ils y sont prêts.

Fédéralisation de l'Ukraine, à laquelle viennent de se rallier Merkel et Hollande à Minsk : c'est la proposition russe il y a un an...

Guerre en Ukraine : "pénible mais rentable", dans le Courrier de Russie.

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