Le meurtre, degré zéro de la politique.

Publié le par Boyer Jaakline

L'assassinat de Nemtsov, que j'ai appris à la radio française samedi matin m'a laissée sans voix!

J'ai cependant appelé mes amis à Moscou et à Yaroslavl.

Ceux de Yaroslavl, dont Boris Nemtsov était député, je n'ai pu les joindre.
Ceux de Moscou venaient de l'apprendre, et étaient abasourdis .

Pour moi, c'était une nouvelle blessure pour les russes. Une souillure.

Quoi que l'on pense d'un "opposant" , la solution finale, si je puis dire, n'est pas une solution.

Et il ne faut pas être un grand clerc en politique pour comprendre que cet assassinat dans un lieu qui offre la meilleure vue sur le Kremlin dans son entier, sur un pont long, vaste, très peu emprunté par les piétons, ressemble effectivement à une mise en scène.

Il n'est pas nécessaire non plus d'être un fin limier de la politique pour comprendre que ce crime ne profite pas au pouvoir russe.
ux dernières élections, Boris Nemtsov avait récolté moins de 1% des suffrages.
C'est terrible pour Boris Nemtsov.
C'est très triste pour mes amis russes, et pour ceux qui aiment ce pays.

Au moment où, vaille que vaille, les accords de Minsk se mettent en place en Ukraine, voilà qui va relancer opportunément la russophobie ambiante. " Coupable, forcément coupable " .

Le président Porochenko a déclaré: " c'est un pont entre l'Ukraine et la Russie qui vient d'être détruit ".

L'analyse occidentale qui s'est dessinée aussitôt c'est : pas coupable, mais responsable, le pouvoir dont la presse aux ordres entretient la haine nationaliste.
Venant de médias qui font preuve en permanence d'un parti pris faisant fi de la réalité des faits, cela ne manque pas de sel !
Je vous renvoie à l'analyse fine des faits de Jacques Sapir

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