"Divise et règne " Bismark à propos de la Russie. Ou même les paranoïques ont des ennemis

Publié le par Boyer Jaakline

 "Divise et règne " Bismark à propos de la Russie. Ou même les paranoïques ont des ennemis

Bismark est né en 1815. C'est donc une année de commémoration.
Déjà, en France, une réhabilitation de son oeuvre est en cours " Vive l'Allemagne", d'Alain Minc, par exemple.

Ne pas se tromper et faire de " l'anti allemagne "primaire, ou secondaire, car l'impérialisme allemand est aujourd'hui comme hier, au moment de l'écrasement de la Commune de Paris, celui qui représente les intérêts de cette bourgeoisie dominante, en France et en Europe.
Voyons ce qu'il en est du bras de fer "Europe-Russie" actuel. Quels impérialismes s'affontent et suivant quelles lignes.
Le temps long historique est très éclairant. Tous les jours nous en sommes privés. Surtout ne pas penser !

Ce temps long est aussi convoqué par certains (rares, dans le cirque médiatique) pour comprendre les printemps arabes et autres guerres au Moyen Orient, et en Afrique, comme moments où se rejouent la décolonisation et les frontières imposées par les anciennes puissances coloniales.

Cette citation de BIsmark est sur un site russe qui analyse l'histoire de l'Ukraine et ses rapports avec l'empire russe et l'URSS.
Cela m'a intéressée. N'entend-on pas ici et là que les russes exagèrent la menace sur leurs frontières occidentales...
Cela vous intéressera ?

Stations de métro à Paris...Sébastopol, Crimée, Alma... et d'autres sans doute, traces de cette guerre, autant de victoires de la France/Angleterre vs Russie à la fin du XIX siècle...

Traduction de l'analyse de Otto Von Bismark (1815-1898) :

La puissance de la Russie ne peut être brisée que par sa séparation de l'Ukraine. Il ne suffit pas de l'arracher, mais d'opposer l'Ukraine à la Russie, d'empoisonner deux parties d'un même peuple et observer le frère tuant le frère.
Pour cela, il faut seulement trouver dans l'élite nationale les traitres et les aider à grandir et avec leur aide changer la conscience d'une partie de ce grand peuple jusqu'au point où il haïra tout ce qui est russe en lui, sans qu'il en ait conscience.
Tout le reste n'est qu'affaire
de temps.

Publié dans du grain à moudre.

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