Прощайте, Майя Михайловна ! Adieu, Maya Plissetskaya !

Publié le par Boyer Jaakline

Elle est partie, donc .

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Arrêt cardiaque. Dans sa 90e année.
La TV russe a rediffusé hier soir sa "Ligne de vie", très belle émission, où les acteurs, danseurs, tous ces créateurs que les russes vénèrent, viennent rencontrer leur public.
Ils sont seuls sur scène et le public pose ses questions. Pendant une heure et demie.
Hier soir, donc, sur "Planéta", c'était SA ligne de vie. En 2005.
Magnifique, élégante, pleine d'esprit, elle raconte ses démêlés avec les autorités soviétiques dans les années soixante. Suivie 24h/24 par un "corbeau" (voiture noire du KGB), accusée d'être une espionne anglaise, empêchée de participer aux tournées à l'étranger du Bolchoï, elle raconte comment elle a menacée la ministre de la Culture d'alors de cesser de danser si n'était pas levée l'interdiction de danser "Carmen-suite" . Ce ballet a été écrit pour elle par son mari, amant, fervent soutien, Rodion Chtchédrine. Il était jugé trop loin des canons de la danse classique du Bolchoï.

Elle a finalement gagné.

J'ai vu ce ballet au Bolchoï, dans les années 70, boursière à Moscou. Un billet au Bolchoï coûtait comme un hamburger au Mac Do aujourd'hui.
J'ai vu Maya Plissetskaya. Je la vois encore, et la scène inondée de roses rouges qui pleuvaient de toutes les places du prestigieux théâtre. " Il n'y a pas un jour de l'année où ce ballet ne soit joué sur une scène du monde "- précisait-elle.
Je l'ai vu à l'automne au Grand Théâtre de Bordeaux, magistralement réapproprié par Dada Masilo, d'Afrique du Sud.

J'avais écrit un mot sur ce blog.

Oui, elle a vécu en appartement communautaire, répond elle à une question. Et, dans un sourire : " Qui n'a pas vécu en "kommounalka? ".
Son père, qui dirigeait un grand combinat industriel, fut honoré par Staline, puis fusillé en 1937, Sa mère déportée dans un camp. Ell est alors élevée par sa tante. Elle intègre l'école du Bolchoï en 1943.
Une histoire soviétique, en somme.

Sa datcha, où elle passait ses étés et le nouvel An, est en Lithuanie, d'où venait sa mère.
Maya, la fidèle.

Fidélité aussi au Bolchoï, à sa scène à laquelle elle vouait un amour sans borne . Et jamais, elle ne passa à l'Ouest, exercice très fréquent alors. Elle n'envisageait pas de vivre sans la scène du Bolchoï, " scène idéale pour le grand ballet " .

Peut-être une façon de dire qu'elle ne pourrait pas vivre sans la Russie ? Malgré tout ?

Sa biograhie a été traduite en anglais en 2001. Pas de traduction française à ce jour... Dernier cliché : Dada Masilo.

Avec Rodion Chtchédrine

Sa biograhie a été traduite en anglais en 2001. Pas de traduction française à ce jour... Dernier cliché : Dada Masilo.

Avec Catherine Deneuve, Yves Saint-Laurent à Paris

Sa biograhie a été traduite en anglais en 2001. Pas de traduction française à ce jour... Dernier cliché : Dada Masilo.

Quel Visage !

Sa biograhie a été traduite en anglais en 2001. Pas de traduction française à ce jour... Dernier cliché : Dada Masilo.

Le Boléro, chorégraphie de Béjard.

 

Sa biograhie a été traduite en anglais en 2001. Pas de traduction française à ce jour... Dernier cliché : Dada Masilo.

Carmen-Suite

Sa biograhie a été traduite en anglais en 2001. Pas de traduction française à ce jour... Dernier cliché : Dada Masilo.

Le lac des Cygnes

Photo de couverture de son autobiographie...en anglais (2001) 

Pas de traduction française.

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