A qui le tour ?

Publié le par Boyer Jakline

" Bruxelles après Paris "...Voilà la teneur des commentaires partout..."Nous sommes en guerre" tape sur la table le premier ministre français, attitude qui ne peut que légitimer Daesh dans sa stratégie." Unité nationale" prône le président de la République ( Surtout pas de revendications sociales...comme si les choses n'étaient pas liées).
D'abord et comme toujours, le sang, semble-t-il, n'a pas la même couleur partout. Car des Bruxelles et des Paris puissance 10,100, c'est ce que connaissent de nombreux peuples, en particulier au Moyen Orien dévasté.

Ensuite, les questions essentielles ne seront pas posées: politique d'interventions néo coloniales, double jeu suicidaire de certains états, la Turquie par exemple, qui préfère DAESH, aux Kurdes, mais aussi de l'Union Européenne, soutien à des forces que l'on continue de désigner comme " modérées", équilibre du budget, pour la France, par la vente d'armes, qui vont se retourner contre nous et bien d'autres problèmes intérieurs, béances installées depuis des décennies et qui font le lit des marchands de mort.

Mais chut....

Sans doute, dans ce domaine comme au plan intérieur, nous devons, nous citoyens, demander des comptes, nous en mêler...Comme disait je ne sais plus qui, dans un autre monde " la guerre est chose trop importante pour la confier aux généraux ".
Pendant ce temps, la Russie ne cesse de proposer une véritable coopération de tous les états, refusée par les occidentaux et l'Otan qui continue de dépenser des millions en propagande et armements pour lutter contre la menace....russe...

Je vous transmets la réaction du Ministère des Affaires étrangères, en la personne de Maria Zakharova. Interview donnée le 23 mars, à Sputnik, version française.

Maria Zakharova, porte parole du Ministère russe des affaires étrangères.
Maria Zakharova, porte parole du Ministère russe des affaires étrangères.

" La communauté internationale n’a pas tiré les leçons des attentats de Paris. A quoi sert de renforcer l’Otan et d’investir dans le renforcement de la sécurité européenne, alors que cette sécurité européenne n’existe plus?, s’interroge la diplomate russe Maria Zakharova.

Chaque tragédie, aussi terrible soit-elle, nous donne des leçons, et il faut bien les apprendre afin de prévenir de nouvelles catastrophes. Aujourd'hui, il y a trois leçons à tirer des attentats de Bruxelles :

" L'idée qu'il y a aujourd'hui des îlots de sécurité où les gens puissent se sentir en sécurité totale est un rêve, et il faut se réveiller. Ces lieux n'existent pas, ce paradis où le terrorisme n'a pas mis le pied n'existe pas.

La deuxième leçon consiste à comprendre que la seule possibilité de faire face au terrorisme est d'unir ses efforts au niveau international sous la bannière de la lutte antiterroriste. Alors que tant de temps et tant de vies sont perdus, cette coopération doit être inconditionnelle.

Répartir les terroristes en bons et mauvais, en ceux qui luttent pour la liberté et la justice et ceux qui sont des terroristes, tout cela encourage les terroristes à poursuivre leur activité.

Il faut que tout le monde comprenne que les jeux géopolitiques, les stratégies de renversement des régimes, de soutien externe à des mouvements séparatistes, amènent à ce que le monde est devenu aujourd'hui : l'insécurité complète face au terrorisme international ".

Évoquant les attentats qui ont frappé Paris en novembre dernier, la diplomate russe rappelle que ce fut un choc pour le monde entier.

Mais les déclarations pleines de détermination ainsi que l'intention d'adresser une riposte ferme au terrorisme international, y compris à Daech, qui ont suivi l'attaque, n'ont finalement débouché sur rien.

" Et même après cette tragédie, les leçons n'ont pas été tirées, estime-t-elle. On se pose la question: à quoi servent alors toutes ces conférences internationales, à quoi sert de renforcer l'Otan, d'investir l'argent dans le renforcement de la sécurité européenne, alors que cette sécurité européenne n'existe plus? Et le terrorisme international ne fait que monter en puissance.

En cause, poursuit Mme Zakharova, des intrigues politiques qui se tissent au Proche-Orient ces dernières années et où, sous le couvert d'intentions honorables, de nombreux États ont été détruits.

" Et personne ne s'est jamais posé la question de savoir où iraient tous ces gens qui n'ont ni abri, ni argent, ni familles, car une partie de leurs proches ont péri dans ces incessants conflits. Cette question, nous l'avons maintes fois évoquée ."

" Pratiquement toutes les semaines, nous commentons les informations concernant des sommes énormes investies dans la lutte contre la propagande et la menace russes. Et c'est nous la menace? Ils inventent une histoire pour détourner le regard des gens des problèmes réels qu'il faut résoudre. Alors que nous leurs proposons toujours de coopérer ".

Selon Maria Zakharova, le fonctionnement de multiples structures antiterroristes censées fonctionner à différents niveaux " est aujourd'hui arrêté par nos collègues occidentaux sous prétexte de divergences politiques".

" Mais quand nous disons que les divergences subsisteront alors que nous serons exterminés, personne ne nous entend. Les États-Unis répètent qu'il faut arrêter toute coopération avec la Russie, le conseil Russie-Otan étant déjà suspendu. Nous recueillons aujourd'hui les fruits de cette coopération suspendue".

Captés sur un chaîne radio, France Culture je crois, ces mots: " La Russie demande une action unie, comme pendant la deuxième guerre mondiale contre le nazisme. Mais à l'issue du conflit la moitié de l'Europe était envahie ". C'était dit au détour d'une phrase, sans doute par un " expert". Cela trahissait une vision de l'histoire et des priorités absolument discutables...Et justement qui ne seront pas discutées...tout cela est asséné et dessine une ligne stratégique catastrophique.J.B

Publié dans humeur

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article