Qui n'a qu'une cloche n'a qu'un son...

Publié le par Boyer Jakline

Tempête de neige à Moscou. Un climat qui forge le caractère...
Tempête de neige à Moscou. Un climat qui forge le caractère...

Hier, 1e mars, c'était l'arrivée du printemps en Russie. Aujourd'hui, 2 mars, nombre de vols ont été annulés dans les grands aéroports de Moscou: il neige comme jamais, même à Moscou.

Après ces considérations météo, je vous propose de prendre le temps d'écouter l'interview sur Russia Today, de Maria Zakharova, porte- parole du Ministère des Affaires étrangères.

Cette jeune femme occupe ce poste important après une carrière diplomatique déjà chargée, en particulier aux Etats Unis, au siège des Nations Unies, entre autres.

Quant à la chanson qu'elle évoque à la fin de la rencontre, " les russes veulent-ils la guerre", vous pouvez retrouvez le poème dans un article du blog publié le 23 mars 2015.

Bonne écoute et lecture. Du grain à moudre.

Interview publié par Sputnik le 28 février dernier. Elle y reprend des éléments de l'interview donnée à Russia Today.

La Russie se trouve dans une situation d'agression informationnelle, a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova dans un entretien au quotidien russe Lenta.ru.

Répondant à la question de savoir si la Russie se trouvait dans une situation de guerre informationnelle, Maria Zakharova a précisé qu'il s'agissait plutôt d'une "agression informationnelle".

"La guerre c'est quand deux parties luttent l'une contre l'autre. Nous ne luttons pas, nous n'avons pas commencé ce conflit. Nous désavouons les accusations faites contre nous. Il faut prêter beaucoup d'attention à cela car chaque jour nous nous heurtons à des choses de ce genre", a-t-elle fustigé.

Mme Zakharova a confirmé que toutes les informations émanant du ministère russe des Affaires étrangères étaient serrées de près et basées sur des faits.

" Nous n'avons fait aucune déclaration sans preuves. Par exemple, quand la Russie a déclaré que les autorités turques achetaient du pétrole à Daech, toutes les informations nécessaires ont été mises à la disposition des journalistes par l'intermédiaire du ministère russe de la Défense", a-t-elle poursuivi.


" Ce n'est pas notre méthode de déclarer " nous savons quelque chose mais nous ne vous le dirons pas ". Mais nos collègues étrangers le font chaque jour. Nous, nous sommes déjà habitués aux accusations selon lesquelles la Russie frapperait des civils et non les terroristes en Syrie. Ces accusations ne se fondent sur aucune preuve tangible", a-t-elle fait remarquer.

Répondant à la question de savoir quel était le protagoniste le plus actif dans la sphère informationnelle, Mme Zakharova a dit que " toute la campagne informationnelle contre la Russie est dirigée par Washington ". Selon elle, la Turquie et l'Arabie saoudite participent à cette campagne et font le sale boulot ". " Par exemple, cette récente accusation portée contre la Russie et selon laquelle elle aurait frappé deux hôpitaux en Syrie. Cette information a émané de sources turques et a été récupérée par les autres".
Mme Zakharova estime que de telles accusations correspondent aux clichés utilisés pendant la guerre froide. La politique menée par l'Occident à l'égard de la Russie est la politique du "Zero good news from Russia". Elle implique la publication d'informations sur la corruption, sur des catastrophes naturelles et sur l'"absence de démocratie" en Russie.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a ensuite apporté son propre témoignage. Ayant travaillé aux Etats-Unis, elle a expliqué avoir compris qu'il était quasiment impossible de faire en sorte que les médias américains citent des hommes politiques russes ou publient des communiqués de presse russes, excepté lorsqu'il s'agissait de " se protéger contre des accusations qui ne correspondaient pas à la réalité ".

" Ces derniers temps, nos collègues américains du Centre international pour la réconciliation des parties en conflit syrien font tout leur possible pour avancer. Nous voyons qu'ils travaillent étroitement avec des représentants d'autres pays qui font acte de moins de souplesse. En général, la position des Etats-Unis est plus constructive qu'avant. Le leitmotiv "Assad doit d'abord partir, on discutera du reste ensuite fait désormais parti du passé", a-t-elle conclu.

Publié dans guerre de l'info

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