5 octobre, journée de l'enseignant (e) : je suis à Yaroslavl.

Publié le par Boyer Jakline

Invitée par mes collègues, devenus amis, je suis à Yaroslavl et je participe à l'école 42 à la journée de l'enseignant, fête nationale où le président rencontre des enseignants, les écoute et fait quelques annonces. Les plus attendues concernent les salaires qui restent relativement insuffisants bien que revus à la hausse ces dernières années.

L'école est partout sur toutes les chaînes TV : débats,perspectives, souvenirs (le maître qui m'a marqué-e)...

Je me souviens que dans les écoles soviétiques, dans chaque classe, au mur, il y avait la citation de Lénine " apprendre, apprendre, apprendre ".
La phrase n'est plus sur les murs, mais cette journée de l'enseignant en fut une mise en pratique. Des découvertes. Des contacts pris.
D'abord le concert offert par les élèves aux enseignants, une heure de mots gentils et de prestations diverses: rock and roll endiablé de deux élèves de CP, une future Adèle chantant en anglais, puis une élève de la section de français chantant Zaz, dans la salle de spectacle transformée en cabaret, tables couvertes de mets préparés par les élèves.

Puis, nous voilà partis en bus à Gavrilov Yam, 40km de Yaroslavl, une heure de route défoncée. Personne dans le bus ne connaît cet endroit. Il bruine, le ciel est bas, peu d'âmes qui vivent à l'horizon : l'automne doré fait faux bond.

Arrivée dans une cour boueuse. Remarques moqueuses dans le bus.

Où arrivons nous ?. On m'a dit le programme : restaurant et deux musées. En fait il y aura deux musées et une petite entreprise de poterie, où nous voilà. Reçus par le directeur, Timour, qui fera la visite: une heure et demie. De l'extraction de l'argile, " sous nos pieds " " en 1998, il fallait se redresser, faire..." aux produits finis les plus divers. Sur le tour, nous assistons à la confection d'un pot, et Micha, à l'oeuvre, dit qu'il doit en faire 60 par jour....

Au total une cinquantaine, hommes femmes, travaillent, tous aux pièces. Ont-ils un salaire de base ? Tous sont jeunes.

Timour est très fier en particulier d'un four, conçu par un ingénieur français, mis en activité une fois par an, lors d'un rassemblement international de céramistes. Un autre four semblable existe au Japon.Mais son utilisation est payante. Donc, les céramistes se réunissent à Gavrilov Yam....

L'ingénierie française sera citée aussi dans l'autre musée, musée du lin, autour d'une fabrique créée au milieu du XIXe siècle. Son histoire se confond avec celles des XIXe et XXe siècles en Russie.

Ainsi, à travers l'histoire se sont construits des liens de travail de coopérations entre russes et français, formant ce qu'une dame rencontrée dans le train vers Yaroslavl a appelé " la diplomatie populaire ". Si utile et à l'oeuvre dans des périodes bousculées comme celles que nous traversons. Si tant est qu'il en fut de calmes !

Gavrilov Yam sur internet. 2 vues de l'entreprise de céramique.
Gavrilov Yam sur internet. 2 vues de l'entreprise de céramique.
Gavrilov Yam sur internet. 2 vues de l'entreprise de céramique.
Gavrilov Yam sur internet. 2 vues de l'entreprise de céramique.
Gavrilov Yam sur internet. 2 vues de l'entreprise de céramique.

Gavrilov Yam sur internet. 2 vues de l'entreprise de céramique.

Publié dans la vie comme elle va

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