Phèdre et les garçons....

Publié le par Boyer Jakline

Sur le texte Phèdre de Marina Tsvetaieva, Roman Vitiouk imagine la passion selon quatre rêves​.

Il est le directeur de ce théâtre branché dans un quartier un peu excentré de Moscou, Sokolniki.

Il dit de Marina Tsvetaieva qu'elle est la, le poète russe le, la plus importante​ de tous les temps. En tout cas, une des plus créatives et novatrices, où le masculin et le féminin s'expriment de concert sans ostentation.

Mes amis ont à cœur de m'initier à toute nouveauté. Ce théâtre et son metteur en scène sont déjà connus mais, disons que sa gloire n'était pas arrivée jusqu'à moi.

La particularité de ces spectacles c'est que certains ne sont joués que par des hommes. La troupe compte aussi des femmes, mais peu.

Ainsi, ce Phèdre n'est interprété que par des hommes.

Le texte de Marina est crié articulé et la troupe démontre des qualités physiques exceptionnelles, entre ballet contemporain et acrobatie de cirque. Présence prégnante de la musique par l'activité sur scène d'un batteur et choix de musique à caractère religieux, des moments évoquent la passion du Christ.

" Sers ma fureur, Oenone, et non point ma raison" Ce vers du Phèdre de Racine ne m'a pas quittée tout au long du spectacle. Lamento et fureur.

Dois je dire que je n'ai pas aimé ce spectacle-performance? Je ne suis pas rentrée dans le jeu et je n'y ai pas trouvé de sincérité.

Le public, nombreux et mélangé, a accueilli avec enthousiasme.

Mais l'originalité de la démarche vaut d'être soulignée : ainsi va ce pays, entre audace et tradition.

Ce théâtre qui tourne dans tout le pays est une invitation à s'interroger sur tout ce que l'on entend en France autour du thème différence sexuelle et sa non acceptation par la société et/ou le pouvoir.

Phèdre, Thésée, Hippolyte....et les garçons.
Phèdre, Thésée, Hippolyte....et les garçons.
Phèdre, Thésée, Hippolyte....et les garçons.

Phèdre, Thésée, Hippolyte....et les garçons.

Je

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