Un trésor national: Alla Pougatchova.

Publié le par Boyer Jakline

En 1980...
En 1980...

Depuis, plus de 40 ans, elle est adorée du public. Une star, une pop star. les régimes politiques changent, pas la vénération que lui portent de très nombreux russes.
Les russe ont un concept équivalent des " joyaux de la couronne britanniques " ou des " trésors nationaux français". Ce pourrait être traduit par " le patrimoine de la république". Alla Pougatchova, dont c'est l'anniversaire le 15 avril, a bénéficié de 2 émissions 2 dimanches après midi, dont l'une dans le cadre des " biens de la République ".
Sa carrière commence en pleine décennie Brejnev. Brune, physique de tragédienne, elle choisit ses textes aussi chez Ossip Mandestam ou Marina Tsvétaiéva. A l'époque, ils ne sont pas encore sortis de l'ombre. Aujourd'hui, ils sont incontournables sur toutes les étagères de librairies, Moscou-Province.

Son intérprétation du " Monologue/Requiem" de Marina Tsvétaiéva date de 1990. Elle continue de le chanter.
Depuis toujours, elle remplit des stades. Sorte de Johnny russe et .... féminin.

Aujourd'hui, elle remplit les pages des journaux people, avec son mari Maxime Galkine, humoriste et animateurTV très apprécié aussi. Il a tout de même 30 ans de moins qu'elle;

Ils ont ces dernières années adopté deux petits orphelins. Par ailleurs, elle était déjà mère et grand mère. Tout ce petit monde vit sous les feux des médias.

Bref, elle fait partie du paysage.

Comme chez nous le très populaire Johnny peut provoquer la moue des " intellectuels", Pougatchova subit ce genre de critiques...
Mais rien n'y fait.

A la grande émission qui lui fut consacrée pour son anniversaire ( 67 ans, je crois) ce sont des chanteurs, chanteuses de la nouvelle génération qui ont interprété ses grands succès.

En 2012: requiem de Marina Tsvétaiéva...en 2012.Sous titres italiens, existe aussi en anglais.. Voir ma traduction.

Monologue/Requiem Marina Tsvétaeva, 8 décembre 1913.

Combien sont-ils déjà , tombés dans cette abime

Déployée au loin !

Viendra le jour où moi aussi je disparaîtrai
De la surface de la terre.

Tout ce qui chantait et se battait se figera,

qui brillait et s'arrachait :

et le vert de mes yeux et ma voix tendre,

et l'or de mes cheveux.

Et il y aura la vie, son pain quotidien,

Et la volatilité du jour.

Et tout sera,-comme si sous le ciel,

Je ne fus jamais !

Changeante, comme les enfants, à chaque mimique

Et comme eux, méchante pas longtemps,

Aimant l'instant où le bois dans la cheminée

Devient cendre.

Violoncelle et galops au profond du bois,
Et cloches au village....
--Moi, vivante et vraie--
Sur la terre caressante!

A vous tous, - comme moi ne connaissant jamais la mesure ,

Etrangers et intimes ?!-
Je m'adresse avec une exigence de foi
Et une demande d'amour.

Et jour et nuit, et par l'écrit et par l'oral :
Pour la vérité du oui et du non
Par ce que je suis si souvent, et trop, triste,
Et par ce que je n'ai que 20 ans.

Pour ma droiture inévitable

Pour le pardon des offenses

Pour toute ma tendresse débordante,

Et mon air trop fier.

Pour la rapidité des évènements pressants

Pour la vérité, pour le jeu....

-Ecoutez moi !- Et puis aussi aimez moi
Par ce que je mourrai .

Publié dans Voyages : vaste Russie

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