Syrie, Ukraine : où en est-on ? Avec " l'oeil de Moscou ".

Publié le par Boyer Jakline

Avec " l'information" borgne dont nous sommes gratifiés, il nous est impossible de comprendre les derniers développements qui nous arrivent.

Syrie : depuis quelques semaines, 98% du territoire a été libéré des forces de l'État Islamique.

Une réunion des grands acteurs régionaux, Iran, Turquie s'

Le Donbass, complètement disparu de nos écrans.

est déroulée en Russie.

Moscou va organiser une réunion des forces politiques syriennes : gouvernement et une opposition, car elles sont plusieurs, pour envisager la suite politique du pays.

L'objectif prioritaire du maintien de l'État syrien est à ce jour atteint. L'intervention militaire russe va cesser.

La Russie va jouer un rôle décisif dans la reconstruction du pays. Déjà un groupe d'architectes de St-Petersbourg travaille en 3D à la reconstruction de Palmyre. Cette reconstruction est symbolique. St-Petersbourg, ex Léningrad, a une grande expérience de reconstruction.... Pendant plus de 20 ans un travail titanesque et minutieux a permis à la capitale impériale de retrouver sa splendeur, après un blocus historique.

La " coalition occidentale ", non associée à toutes ces étapes, boude. Mais cherche à regagner du terrain. Voir en lien l'article du journaliste britannique..

La différence d'analyse entre la coalition et le groupe Russie- Gouvernement syrien explique cette situation. L'attitude occidentale est dénoncée comme " un double standard " par la Russie:   lutte contre DAESH ET livraison d'armes aux djihadistes. C'est d'ailleurs ce qui caractérise l'appréciation russe des " pratiques" occidentales. Voir le discours de Vladimir Poutine à Munich en 2007, dans lequel il pose les bases de la stratégie russe dans cette situation.

Tandis que la coalition affirmait sans relâche que les bombardements russes visaient essentiellement l'opposition démocratique au président syrien et non DAESH, la Russie se défendait comme un beau diable sur l'utilisation des armes chimiques par Bachar : elles ont été détruites, une commission internationale l'a constaté. Par contre des laboratoires clandestins aux mains des djihadistes étaient signalés. Elle refusait aussi de distinguer des " islamistes modérés ".

Nous ne savons rien de tout cela. Sauf à chercher l'information.....

Jusqu'à ces derniers jours où la BBC, reprise par le journal " Le Point", indiquait que 250 djihadistes avaient pu quitter Raqqa avant l'offensive des troupes gouvernementales, grâce à l'aide américaine. C'est un exemple.
On se souvient que la Turquie a joué un jeu dangereux avec DAESH, permettant par convois entiers de camions, le transport du pétrole que l'Etat Islamique extrayait des zones occupées et avec lequel il se finançait en partie ( Voir complicité de Lafarge qui commence à faire des vagues en France.)
Bref, dans ce conflit terrible, la coalition, dont la France, représentait le Bien, Russie-Bachar et autre Iranien étaient comme toujours le Mal.

Aujourd'hui, donc, déconfits, nos dirigeants et leurs médias assistent à la victoire du Mal.

Mais déjà des entreprises françaises sont sur les rangs pour participer à la reconstruction du pays... Tout cela donne la nausée. Les réfugiés syriens sont invités à rentrer chez eux. Beaucoup le feront, je pense... A suivre.

Autre terrain, où l'U.E et l'OTAN sont le Bien, la Russie, évidemment, le Mal : l'Ukraine. 

Là aussi, les choses semblent évoluer dans un sens opposé aux souhaits du camp du  Bien.

La guerre continue dans le Donbass, peuplé " de cafards" comme vient de le déclarer  le ministre de l'Intérieurt ukrainien Avakov. Il faut donc " nettoyer ", paroles suivies d'actes militaires. Un dirigeant serbe vient d'être condamné à la prison à vie, me semble-t-il.

  L'Union Européenne vient de faire savoir qu'elle est déçue par la politique de Kiev qui ne remplit pas ses engagements. L'U.E note que l'intégration du Donbass ne s'est pas faite, comme y invitaient les accords de Minsk qui devaient modifier la Constitution pour permettre une autonomie du Donbass  Or, elle ne s'applique pas en raison des conflits entre partis, 226 députés doivent se mettre d'accord pour qu'il y ait accord, Ils sont 206. En raison aussi et de la corruption généralisée qui règne parmi les élites. Aux dernières nouvelles le gouvernement de Kiev vient de renoncer à l'application des accords de Minsk.

Dans le même temps, l'ancien président Yanoukovitch vient de saisir la justice de son pays pour faire la clarté sur " le coup d'état du 21 février 2014 " et les événements sanglants qui s'en sont suivi.  Regardez le témoignage en lien d'un journaliste italien qui a mené l'enquête. Toujours rien dans nos médias mainstream. À propos de ce reportage, une enquête est menée par la BBC et une chaîne allemande pour vérifier la véracité d'un témoignage, un témoin est mis en doute.

Je laisse le lien pour le moment.... À suivre.

Si mon analyse vous paraît caricaturale, regardez bien. N'est-ce pas ainsi que nous est raconté le monde aujourd'hui ? Et quelle chance nous avons d'être dans le camp de Bien toujours, malgré la Libye, les noyés de la méditerranée !!!

Complétez comme il vous plaira !

 

A lire dans le dernier numéro du Monde Diplomatique, décembre 2017, l'analyse d'un journaliste américain : Ingérénce russe : de l'obsession à la paranoïa. Ou comment les élites US, CIA et FBI en tête, sont prises à leur propre piège, elles qui font et défont des états au gré de ce qu'ils croient être l'intérêt supérieur de l'Amérique.

À lire et se sentir moins seul-e.

Publié dans Ukraine, guerre de l'info

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