Décidément, ça ne passe pas !

Le 22 septembre, à nouveau les citoyens se sont retrouvés dans la rue pour exiger le retrait du projet de loi sur les retraites. Elle passe en deuxième lecture en ce moment à la Douma. Moins de monde semble-t-il mais plus de villes moyennes sont entrées dans la protestation. Le mouvement et se radicalise et s'amplifie.
Je traduis des extraits du long article consacré à ce sujet dans "Sovietskaya Rossia" du 25 septembre. J'ai privilégié les témoignages de manifestants. La parole au peuple ?
Le titre de l'article : le peuple juge le pouvoir à ses actes.
TRADUCTION:
Un député du KPRF dans la manifestation de Moscou :
Le gouvernement a proposé " cette loi contre tous" et Russie Unie l'a soutenue. Si elle passe, la moitié des hommes ne vivra pas jusqu'à la retraite et 25% des femmes. En outre cette réforme prendra dans les poches de chaque citoyen environ un million et demi de roubles. Ce n'est pas une réforme c'est un acte de pillage. ( En raison du système actuel de retraite aux points. les salariés cotisent. Leur apport ira où, s'ils sont morts avant ?J.B)
( Se rappeler que le président russe fixait comme objectif d'atteindre en 2030 les standarts européens de longévité, autour de 80 ans, mais on est très loin de compte...D'où le grand émoi. et une réforme " cannibale" J.B)
À Stavropol : ("patrie de Gorbatchev...J.B)
Nous exigeons la démission du gouvernement Medvedev qui a démontré à plusieurs reprises son incapacité à développer l'économie, à assurer le bien être de la population, améliorer la sphère sociale. des gens qui sans aucune discussion cassent la destinée de millions de citoyens n'ont aucun droit, moral ou politique, de diriger le pays.
Gouvernement de Russie Unie démission !
À Khabarovsk :
Une professeur de math du secondaire :
Pour moi, cette réforme ne signifie qu'une seule chose : je mourrai près de mon tableau, la craie à la main. je ne vivrai pas jusqu'à la retraite. J'ai 47 ans et je me disais, encore un peu et ma vie sera plus légère. Là c'est tout simplement du vol.
Nous, enseignants, sommes pauvres. Notre travail est pénible. ON entend à la télé du pouvoir que nous gagnons 45.000 roubles par mois. Mais moi j'ai 25.000 roubles. Sur cet argent je dois louer mon logement et vivre. En fait nous existons, juste.
Il me semble que si l'écart entre les très riches et les pauvres disparait, si le gouvernement cesse de piller les ressources naturelles qui appartiennent au peuple, la situation changera. Le gouvernement doit entendre son peuple !
À Novossibirsk :
Le responsable d'un syndicat :
Gouvernement, vous travaillez mal, Douma, vous travaillez mal. Journalistes, vous travaillez mal. N'oubliez pas votre première mission : un éclairage objectif des événements. Vous montrez un soutien fort et mensonger à cette réforme, vous taisez le niveau de la colère populaire.Ceux qui vont le plus souffrir de cette réforme sont ceux qui ont survécu aux années 90: Gorbatchev et Eltsine leur ont volé leur jeunesse, et maintenant, vous ( le président) voulez leur voler leur vieillesse"
