Ici Bordeaux. L'hallali ?

Publié le par Boyer Jakline

Une fois n'est pas coutume, il sera question  de Bordeaux.

L''état d'exaspération du monde salarié français actuel, auquel se joignent avocats, médecins libéraux, tous vent debout contre le président Macron et son gouvernement ne fait que s'amplifier. En cause la énième "réforme",  en fait contre-réforme, puisque implique des reculs sociaux notables. A cela s'ajoute un comportement fait de cynisme, de mépris et de mensonges.

Nos racines rebelles se déploient tandis que les racines collaborationnistes et antipopulaires sont déjà déployées. Macron, analysant son élection, avait employé  une phrase au milieu de laquelle il y avait ces mots :  brutalité et effraction... " Mon élection est le fruit d'une forme de brutalité de l'histoire, d'une effraction, parce que la France était malheureuse et inquiète." 

A propos de son élection, il n'est pas inutile de rappeler le poids réel électoral de son programme ultra libéral : au premier tour, il a été choisi par 24% des votants et 18% des inscrits. Voilà sa base idéologique.
Au second tour 25% ne sont pas allés voter, auxquels s'ajoutent 6% de votes blancs et 3% nuls. Soit 17 millions d'électeurs qui ont refusé de choisir entre la peste et le choléra.

Macron rassemble 43% des inscrits. Vive la Constitution de la Ve République, conçue pour garder le pouvoir quelles que soient les colères électorales. Sacrée camisole...

Ces chiffres éclairent la situation sociale actuelle.

Et après cet aveu, il s'est empressé de développer une politique qui la rend encore plus  " malheureuse et inquiète". Mais il ne voit pas... fait semblant de ne pas voir. Nie les mouvements de protestation qui s'enracinent, depuis maintenant 14 mois .Nie la répression féroce qui s'abat sur les manifestants, qu'il n'a pas inaugurée,  le premier ministre Valls, premier ministre de Hollande, avait déjà franchi un seuil, lors du démontage du code du travail, Loi dite El Khomry, dont le concepteur n'était autre qu'Emmanuel Macron.  Le code du travail, protecteur des salariés, a été définitivement envoyé à la poubelle à l'été 2019.

D'ailleurs globalement, la présidence Macron porte à l'incandescence les politiques d'austérité menées depuis presque 40 ans. Grignotage  après grignotage, de Balladur en Fillon en passant par Rocard et Hollande,  c'est la cohérence qui est atteinte, de ce qu'on appelle le système social français. Et soudain, avec la contre réforme des retraites, il apparaît combien dans leur masse les citoyens de tout bord y sont attachés.

Le coup de trop, l'hallali ?

 Le  président français et sa clique pensent que le temps est enfin venu de l'hallali. D'ailleurs ces gens ont rétabli la chasse à courre. Faut que ça saigne, bordel...

Alors au moment où j'écris, on vient d'apprendre par une fuite savamment organisée que le texte de la future loi serait partie au Conseil Constitutionnel...Provocation? Intox? Message subliminal grossier : arrêtez vos grèves et autres blocages... Game over...

A suivre. 

La photo ci-dessous  a été  publiée par le site histoire et société qui publie  énormément d'articles  sur la Russie et son histoire. Elle a été  envoyée  par les syndicats russes qui soutiennent  le mouvement social français. 

Petit clin d'œil à l'histoire russe : le 9 janvier...1905, est une date marquée au fer rouge du sang. Une manifestation  sociale fut réprimée sauvagement et signa la rupture entre le pouvoir  et le peuple.  Considérée comme  le  début  de la première  révolution russe, ou dite  parfois  " révolution  manquée ", le seul point  commun  est la détestation du pouvoir. 

Du blog histoire et société. Soutien à notre mouvement des syndicats russes.

 

Publié dans Politique, Ici Paris.

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