9 mai 2020 : 75 ans de la victoire sur le nazisme. (1)

Publié le par Boyer Jakline

Donc, les commémorations sont reportées. 

En ligne, voir le lien au-dessus,  la commémoration aura lieu.  Aujourd'hui,  9 mai.

En 2018 et 2019, j'ai défilé avec le Régiment Immortel : à  Moscou et à  Yaroslavl. 

Beaucoup de monde,  beaucoup de ferveur.  Les visages  des parents  morts au combat sont impressionnants : jeunes, souvent  beaucoup plus jeunes que leurs descendants qui défilent.  Le grand-père décédé avait 25 ans.  Il repose en terre bulgare,  mort, l'arme à la main. 

La propagande, née dans les bureaux de l'OTAN pour  justifier  une augmentation incessante des budgets  et des déplacements de troupes  toujours plus à l'Est est indécente :" Les Russes  vont attaquer". Les perroquets répètent à  l'envi. Un dernier article dans le Monde  emploie l'adjectif  vindicatif,  en parlant des Russes aujourd'hui. Sur ce sujet,  vous trouverez dans ce blog un article de Zakhar Prilépine dans ses  "leçons de russe " : pourquoi nous ne voulons pas,  ne pouvons pas tourner la page. 

Il faut avoir peu souffert dans sa chair pour imaginer un tel scénario. 

Il est loin  le temps où Sting chantait : les Russes aussi aiment leurs enfants.

Les deux premières guerres mondiales ne sont-elles pas nées sur le sol des pays "civilisés " occidentaux,  la France et l'Allemagne,  pour ne pas les nommer ?

J'éprouve un sentiment de  colère avec en-tête la réécriture de l'histoire de cette guerre. " un vainqueur blessé à mort". Qui ne toucha jamais  les dix milliards de  dollars de dommages de guerre promis par les Occidentaux. 

La réécriture de l'histoire se poursuit :  les chaînes françaises  multiplient  les documentaires sur la victoire  alliée.  La dénonciation systématique de l'histoire soviétique,  et de la " dictature poutinienne " va bon train.  "Ils" ne lâchent pas le morceau : l'URSS comme repoussoir alors que le capitalisme dévore tout ce qu'il touche. 

On sait  que de nombreux chefs états occidentaux,  invités aux cérémonies du 9 mai à Moscou, avaient  décliné.

Mais la tension est forte en Russie  même autour de la réécriture de l'histoire. 

Des voix s'élèvent,  proches du pouvoir,  pour ériger des statues  aux complices d'Hitler : Krasnov, ancien  menchevik, passé à la collaboration active avec les nazis,  et d'autres. 

La société russe actuelle,  en proie à une grave crise économique sociale et aujourd'hui  politique,  n'est pas épargnée par ces attaques. 

Je mets en lien l'extrait du livre de Zakhar Prilépine. Et je conseille de se reporter  à mon article du 23 décembre 2018. D'autres encore.

Un peu d'images.

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