Politiquement incorrect. Ouf !

Publié le par Boyer Jakline

En voilà une, Karine Bechet-Golovko, qui tient un blog, française vivant à  Moscou,  et ne décolère pas.

Finalement,  le nombre de blogs qui contestent l’intox officielle grandit.  Ce qui fait dire à  Alekséï Pouchkov, grand spécialiste des pays européens, que non, la russophobie des élites  ne rend pas compte de la réalité complexe.  Vous  trouverez sur ce blog un lien pour écouter dans un français épatant son entretien sur Thinkerview.

Ceux qui  ici répandent la bonne parole  sans aucun état d'âme, s’empresseront de vous dire, s’ils ne peuvent l’ignorer, que Karine Bechet-Golovko assure le service après vente du pouvoir russe.  Mais  soit,  écoutons ce qu’elle a à nous dire. En sachant tout de même qu’une grande partie de la population russe est sur la même longueur d’onde.

Elle écrit beaucoup de choses,  analyses qui souvent vont dans le même sens que les miennes. 

Par exemple,  dernière colère en date provoquée par ce soutien indéfectible aux manifestations biélorusses,  certaines manifestations, ou à  Hong Kong,  avec dénonciation outrée des répressions policières.

Et rien, mais alors rien de rien sur ce qui se passe dans notre beau pays.  Sur la répression policière. Un film même est annoncé, "Un pays qui se tient sage", de David Dufresne, journaliste qui a tenu le compte des violences policières contre les Gilets Jaunes sur le site "Allô,  place Beauvau".

Sortie le 30 septembre.

 

Novitchok,  mode d’emploi :

Pendant tous ces débats sur les chaînes publiques russes, un des chimistes créateurs de la substance a été souvent invité sur les plateaux, Léonid Rink.  Vidéo du transfert de Navalny à l’appui,  il a constaté que toutes les personnes qui s’occupaient de lui n’avaient aucune protection,  quasi blindage.  Contamination assurée dans ce cas. Or, il n'y a pas eu contamination. Le Novitchok a été pensé comme arme chimique massive. Produit de 1972 à 1988. Très vite d’autres États en ont récupéré la formule,  car un livre a été publié en 1996 par un chimiste russe émigré.  Livre publié aux États-Unis.  Au moment de "l’affaire Skripal", le président de la  Tchéquie avait reconnu que son pays était en possession de ce gaz diabolique.  Au passage,  si vous  voyez les vidéos de l'épisode à  Salisbury,  vous constaterez l’accoutrement des policiers qui menaient les investigations dans le secteur " contaminé " . Tout a été nettoyé,  brûlé.  Des animaux domestiques,  les fameux  "pets" anglais, ont été tués. 

La Russie réclame les échantillons relevés sur Navalny en Allemagne.  L’Allemagne réplique  "vous les avez puisque c'est vous qui avez soigné Navalny"... Or, justement, à  Omsk, aucune trace n’a été relevée. Et la Russie laisse entendre qu’il y aurait eu manipulation en Allemagne. 

Léonid Rink est sans ambiguïté : Navalny serait mort, s’il avait été empoisonné au Novitchok. Comme les Skripal, d’ailleurs. 

Lisez en lien ce qu’écrit Karine Bechet-Golovko. 

 Voilà un nouveau mot russe entré dans le vocabulaire universel,  aux côtés de goulag, pogroms, knout ou Staline. Parole, ils ont tout faux,  ces Russes !

Foin de ces Tolstoi,  Rachmaninov ou autres  Mendeleev, Koulechov ou Gagarine.

Choisir entre complotisme et naïveté. 

Publié dans humeur, guerre de l'info

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Bernard Trannoy 20/09/2020 08:57

Moi qui suit régulièrement et reprend sur la page https://www.facebook.com/groups/FVRPCVF ses billets. Je constate qu'elle met en cause aussi Poutine et les oligarques, la mondialisation, la souveraineté. J'avoue que j'ai du mal à la classer