Maria Zakharova ne chôme pas.

Publié le par Boyer Jakline

Son point de presse hebdomadaire ne suffit pas, plus, depuis un moment déjà. 

Les attaques quasi permanentes venant de la démocratique Union européenne et de l’Allemagne nécessitent des mises au point quasi quotidiennes.

La matrice est le plus souvent le "Staline égale Hitler" et, on le sentait  venir,  là  on y est : Staline est pire qu’Hitler. J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire : de façon  très symbolique entre un régime qui brûle des livres et un régime qui ouvre des bibliothèques il ne saurait y avoir de signe égale.

Mais  ces campagnes incessantes ont durablement corrompu la vision d’un nombre trop important d’Européens. À tel point que si le "rouge" a quasiment disparu de notre continent,  le " noir", lui, prospère. 

Dernière attaque en date : un diplomate allemand à  Vilnius, jeudi dernier, pour l’inauguration d’un monument aux Juifs exterminés pendant la guerre  a déclaré que Staline était  intervenu "pour installer  son régime". 

Le juif porteurd’eau, c'est la statue inaugurée. 

Photo STEGMI

Le Ministère des affaires étrangères en la personne de Maria Zakharova dans une déclaration officielle a dénoncé une provocation cynique et a demandé s’il s’agissait  là  d’une déclaration personnelle d’un ambassadeur ou bien la nouvelle ligne  de l’Allemagne. 

Savez-vous que de l’Arménie aux Pays Baltes,  ces états sont nés dans la suite de la Révolution d’octobre, leurs langues reconnues ? Dans l’empire tsariste ils étaient  des " peuples allogènes". Ils n’existaient pas en tant que nation. En 1991, tous ont proclamé leur indépendance, reconnue par Moscou. 

Pour beaucoup   ils ont changé de maîtres... si je puis dire. L’attrait de l’Europe occidentale, 25% du PIB  de la planète. Beaucoup de ces peuples 30 ans plus tard "se concentrent et réfléchissent". Agissent,  comme les Polonais. Mais d’autres aussi. Entre miroir aux alouettes et désenchantement.

La  Russie ne lâchera rien sur l’engagement, le sacrifice consentis pour venir à bout du nazisme.  Elle regarde comment l’Union européenne se débat. Évoque souvent à son propos la fin de l’URSS, engoncée dans la bureaucratie et coupée des  sociétés vivantes,  entre apathie et colère. 

La guerre n’est pas que dans le récit historique. 

Une lutte féroce économique se poursuit.  L’exemple des sanctions et dernièrement les péripéties du Nordstream 2 sont très significatives. Le " mauvais scénario" Navalny ( c'est l’expression de Moscou) en est la plus tapageuse.

Nord-Stream 2 :

En deux mots : ce projet  pharaonique est  réalisé à 97%.  Voulu par l’Allemagne qui cède aujourd'hui aux sirènes d’Outre Atlantique,  il permet de fournir à l’Europe via l’Allemagne un  gaz DEUX FOIS  moins cher que le gaz de schiste américain. Pour que ce soit bien clair,  ces pressions américaines ont commencé sous le mandat de l’élégant Obama. Guerre économique. 

A noter tout de même qu’en Russie de plus en plus de voix s’élèvent pour refuser que leur seul message adressé à  l’étranger soit "le gaz moins cher".

Mais là  commence une autre séquence. J ’y reviendrai car les débats sont intenses sur les politiques étrangères à mener,  même  dans les sphères proches du pouvoir. 

Publié dans geopolitique, humeur, ....etc.

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