Douce France : en plein délire ?

Publié le par Boyer Jakline

Voilà que des personnes dont je me sentais plutôt proche sont d’accord avec la proposition du Professeur Grimaldi : pas vaccinés,  pas réanimés. Enfin version soft : signer une déclaration indiquant ne pas vouloir être réanimé, si besoin était. 

Aussitôt les protestations ont plu,  des soignants d’abord. Étendons cette conception,  disent-ils,  et ne soignons pas certains cancers des poumons si le patient est fumeur... etc...

Quid du serment d’Hippocrate, précisent-ils encore. J’ai retrouvé ce serment... Lire en lien. 

Cette réaction est rassurante.

Mais dans quelle dérive se noient ce prestigieux professeur et ceux qui le suivent ?

Certes trier les patients car ON NE PEUT SOIGNER TOUT LE MONDE VU L ÉTAT DE L”HÔPITAL est un crève cœur. D’ailleurs les soignants,  des médecins, chefs de service aux personnels de réanimation, ne souhaitent pas " hiérarchiser". Regrettent que cette responsabilité soit sur leurs épaules et non sur celles de l’état qui ne leur donne pas les moyens suffisants d’exercer leur art. Entendu dans des reportages.

La "solution" Grimaldi est un nouveau pas vers un autre monde. De fait,  ce monde existe déjà,  là où la santé est dans les mains du secteur privé.  Tu peux pas payer... t’es pas soigné. J’ai connu ça lorsque je travaillais à Moscou : c’est la carte bancaire qui doit être présentée à l’entrée...

Notre pays s’est doté d’un autre système dans le droit fil de sa conception de la société : l’égalité.  Elle seule permet et la liberté et la fraternité. 

Mise à mal depuis 30 ans, au moins,  notre santé publique reçoit le coup de grâce avec la pandémie. 

Je préfère et de loin la proposition de Patrick Pelloux : rendre l’hôpital public,  qui est à genoux,  attractif. Augmenter de 1000 euros par mois les salaires des personnels soignants pour être au niveau du privé. Et il ajoute,  prendre l’argent aux superprofits du CAC 40.

Il est devenu très difficile également de dire son doute sur la stratégie sanitaire du pouvoir.  Le doute est interdit,  que vous ayez voté pour le président actuel ou pas. 

Encore une dérive peu encourageante.

Je mets en lien une intervention à la commission santé de l’Assemblée nationale qui s’est tenue le 29 décembre dernier.  Depuis,  nous voyons où nous en sommes,  de ces débats... Si la vaccination fait la quasi unanimité des députés,  les passes nouvelle version ont du mal à passer. Reste la nécessaire diversification des stratégies,  que le président et son équipe refusent d’envisager. 

Comment diversifier ? Quelques pistes... urgentes  dans l’intervention de ce député. 

En avant, 2022 !

Publié dans humeur

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