Les Russes veulent-ils la guerre ?

Publié le par Boyer Jakline

Régulièrement,  il faut repréciser ces choses.  Le poème de Evgueni Evtouchenko. A retrouver dans le lien ci-dessus. 

Alissa Freindlich 1937..., 87 ans aujourd'hui. Très grande actrice   très populaire, encore présente sur les écrans. Voilà ce qu’elle disait il y a quelques années qui vient d’être publié sur un site internet... Opportunément,  puisque le 27 janvier 1944, le blocus de Léningrad était rompu.  Près de 900 jours et 700.000 victimes. 

Le président russe vient de cette ville-héros,  marqué par ce moment terrible.  Son père sauva sa femme mais ne put sauver de la faim un enfant,  frère aîné de Vladimir Poutine.  

Quoi qu’on pense de cet homme,  le blocus de Léningrad est dans son ADN. 

C'est aussi dans l’ADN de la plupart des Russes d’aujourd'hui. 

Sur les plateaux télé lors des hommages on entend des horreurs.  Et revient, tel un serpent de mer, la question : n’aurait il pas mieux valu ouvrir la ville ? Le coût n’aurait il pas été moindre ? L’exemple de Kiev vient en réponse.  Dès septembre 1941  Kiev fut ville ouverte.  Ce fut un massacre et la population juive, le tiers de la population de Kiev, inaugura la shoah par balle. Initiée par Bandera,  idole du pouvoir actuel. 

Le plan Barbarossa ne laissait aucune chance aux soviétiques : sous hommes et en plus bolcheviks...

Aujourd'hui la population ukrainienne ne craint pas pour ces raisons une invasion russe.  Les seuls ukrainiens qui subissent depuis HUIT ans une vraie guerre,  ce sont les habitants du Donbass. 

Ni les dirigeants américains,  ni le peuple américain n’ont vécu CHEZ EUX  un tel carnage.  Facile et honteux de disserter et mentir sur les désirs revanchards et guerriers de la Russie. Dans cette habitude de jouer avec la vie des autres, il y a quelque chose de plus en plus insupportable.

"La sécurité d’un pays ne peut être assurée au détriment d’un autre" . C’est la base de discussion que la Russie a initiée. 

Juste avant, le 26 janvier, on commémorait la libération de Auswitch et Birkenau par l’armée soviétique qui découvrait en même temps l’ampleur de l’horreur. 

Film de 2018, sur l’évasion d’officiers soviétiques d’un camp de travail. Épisode réel.

La réécriture de l’histoire de la deuxième guerre mondiale, en cours depuis des années, facilite la propagande actuelle sur " l’invasion de l’Ukraine".

La France, signataire des accords de Minsk en 2015 et qui n'a RIEN fait pour qu'ils soient appliqués, va jouer via son président le pompier...pyromane, aux ordres. ...

Alissa Freindlich, née en 1934, petite fille dans le blocus, témoigne :

De mon enfance, l’impression la plus forte qui reste, c'est la guerre, le blocus. Je me souviens parfaitement comment je regardais, tendue, la montre : quand donc l’aiguille atteindrait le point obligatoire et on pourrait manger une minuscule tranche de pain de notre ration ?

C'est grand mère qui avait instauré ce régime sévère et c'est ainsi que nous avons survécu. Oui, ceux qui étaient dans ce blocus (blokadniki, en russe...J.B) étaient très concentrés sur eux-mêmes et cette contemplation de notre état intérieur nous a permis, premièrement de survivre,  deuxièmement de tout, absolument de tout, se souvenir.

Peut-être qu’un jour j’écrirai...   De ces impressions terribles d’enfance, de ces jours, il m’est resté le sentiment aigu que nous, blokadniki, avions l’exigence particulière de sourire. Visiblement  il s’agissait là d’une forme de psychothérapie,  peut-être même d'une défense physique...

Publié dans Humeur

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article