Neutralité contre cessez-le-feu : pourquoi est-ce si difficile ?

Publié le par Boyer Jakline

Interpellée en permanence sur l’initiative russe en Ukraine  je commence par une phrase : Vladimir Poutine tente d’obtenir par la force ce qu'il réclame diplomatiquement depuis quasiment 10 ans.

Pari risqué, pari dangereux. Décision " lourde" dit-il, lui-même. Mais comme il n’est pas fou, le moment est venu de revenir sur ce qu'il demande.  Or nos médias   branchés sur la Maison Blanche parlent de tout sauf de l’essentiel : la neutralité de l’Ukraine et la sécurité en Europe qui ne peut être assurée que si tous les états en jouissent, Russie comprise. La preuve, dramatique,  par la situation actuelle.

Nos médias parlent de tout : sa volonté d’annexer l’Ukraine   sa volonté de ne pas s’arrêter là,  sa volonté d’utiliser les armes nucléaires. Parenthèse, je lis  que nous avons assez de pastilles d’iode en cas d’attaque nucléaire,  Olivier Véran.

La peur est distillée en permanence au mépris des faits les plus incontestables.  Les faibles sources d’information, faibles au regard des bombardements permanents de propagande que nous sommes sommés de subir, ont été coupées. Ainsi vous n’aurez pas droit aux témoignages des personnes qui sortent de l’enfer de Marioupol. 

En lien une vidéo de Donbass insider donne le ton. Interdit sur France 2 ou LCI. On pourrait imaginer un travail journalistique à partir  de cette analyse, au lieu de la censure totale.

En lien aussi sur Tweeter un témoignage de personnes sortant de Marioupol. 

La compagne présumée de Vladimir Poutine est traînée dans la boue: dopée aux J.O et dépossédée de ses médailles,  richissime,  virée de Suisse bientôt... dit-on. Dans cette intox permanente règne le conditionnel...

Tout cela au nom de l’Ukraine et des Ukrainiens ? 

Et les armes continuent d’y affluer.

La Russie propose d’inscire dans un traité international la neutralité de l’Ukraine et une certaine démilitarisation. Cessez-le-feu immédiat. 

Pourquoi est-ce si difficile ?

Quel rôle joue et est appellée à jouer l’Ukraine dans la permanente stratégie américaine, ouverte,  affirmée à l’égard de la Russie ?

Et si l’on entendait la déclaration répétée encore ces jours ci : l’Ukraine ne servira pas de tête de pont contre la Russie. 

Zélenski pourrait rentrer dans l’histoire en protégeant son pays et faisant cesser cette guerre.  Question : en a t il les moyens politiques,  peut-il maîtriser les fauves lâchés,  bataillons Azov et autres ? Peut-il résister à au soutien renforcé des États-Unis, habitués à faire la guerre avec le sang des autres?

Le souhaite-t-il ?

De sa présence dans l’un des scandales ... papers  à  sa résidence à Miami, on peut s’interroger. 

Biden réunit ses boys à Bruxelles,  puis va se rendre à Varsovie. 

La guerre par procuration : allez-y,  Européens,   battez-vous contre l’ours russe.  Payez au prix fort les conséquences des sanctions. La Russie veut tuer l’Europe ? continue-t-on d’entendre... Or c’est son alignement sur Washington,  sur les intérêts de la Maison Blanche qui la plombe.

Voir tous les milieux politiques français faire de Biden l’homme de la paix est assister à une faillite.  L’image de la " faillite de la deuxième internationale socialiste" en 1914 s’impose le plus naturellement. Ce n’est plus la deuxième internationale qui se rallie de fait à la guerre.  C'est l’ensemble des gouvernements de l’Union européenne. Sur les 200 conflits en cours dans le monde en ce moment,  dans combien sont impliqués les États-Unis ?

Depuis bien longtemps déjà,  parlant des dirigeants européens,  Vladimir Poutine avait déclaré : les États-Unis n’ont pas de partenaires,  ils ont des vassaux. C’est pour cette raison qu’il s’est adressé en décembre dernier au président des États-Unis pour négocier la sécurité collective en Europe.  Fin de non recevoir. C’est pour cette raison que les négociations entre Ukraine et Russie ont lieu... en Turquie.  Donc, les pays, les peuples au premier rang en cas d’élargissement du conflit   sont hors jeu ! Ils regardent les événements et les commentaires belliqueux sur leur écran de télévision...

À propos des négociations,  le double-jeu du président Zélenski est incroyable :

en visio,  il mobilise les parlementaires occidentaux,  sur le terrain,  les 4 premiers points d’un possible accord ont été actés... Le contenu en est tenu secret. 

La mort de Madeleine Allbright permet de rappeler dans sa carrière sa constance  fidélité aux intérêts de la Maison Blanche,  son antisoviétisme fondamental. Ce moment lumineux de vérité, l’Irak. 

Question de la journaliste américaine, indignée :

Les sanctions contre l’Irak ont provoqué la mort de plus de 500.000 enfants,  c’est plus qu’Hiroshima. 

Réponse de Madeleine Allbright:

Ce fut un choix difficile,  mais ça valait le coup...

Il est absolument incroyable de voir comment l’URSS disparue, la même haine se poursuit contre la Russie... justifiant la paranoïa russe...

 

Mes chers concitoyens,  allez-vous attendre qu’il soit trop tard ?

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