Douce France :Truman show et censure.

Publié le par Boyer Jakline

Nous vivons comme Truman, dans une réalité recomposée, sans faille. Jusqu'à ce que le réel,  le vrai,  vienne détruire l’édifice. D’ailleurs sur certains sujets, c’est en cours. Le discours lénifiant et menteur du pouvoir sur ses résultats "ça va mieux" se heurte aux difficultés grandissantes d’un nombre grandissant de personnes.

Mais il y a un domaine où le voile n’est pas déchiré, c'est la guerre en Ukraine. Combien j'en rencontre qui me demandent si les Russes sont bien informés de ce qui se passe. Combien savent déjouer la propagande russe qu’ils connaissent de deuxième main, par les analyses qui en sont faites ici. 

Bien sûr que le pouvoir russe défend sa stratégie et fait de la propagande. Mais ce que j'ai du mal à croire, c'est ce sentiment absolu qu’ont ces personnes qui m’interpellent d'être bien informé.... Et c'est vrai qu'il est difficile de croire que toutes ces infos sont du travail de propagande d'orfèvre. La paille et la poutre : nos concitoyens sont très forts pour déceler la propagande des autres. 

Je mets en lien cette petite vidéo d'un journaliste de RFI qui s'attaque au problème.  (Alain Foka).

Le service des Affaires étrangères russe passe les trois-quart de son temps à dénoncer les fake occidentaux. Certains sont lourds de conséquences. Par exemple la peur entretenue ici autour du thème de l'utilisation possible par la Russie d'une arme nucléaire. Lavrov peut dire le contraire, aucune importance.

Au passage, sachez que tout ce qui se dit ici et à Washington est immédiatement diffusé et commenté sur les plateaux télé russes.

Faire peur et tétaniser les européens, qu'ils approuvent au bénéfice du doute cette escalade immonde.

Mercredi,  tous nos bulletins d’information affichent la tête de ce soldat ukrainien coincé à Marioupol et qui appelle le monde entier à la guerre pour le sauver. C’est un dirigeant du bataillon Azov. Pas regardants, les Occidentaux.

Un peu plus tard, Olaf Sholtz,  le dirigeant allemand, déclare que "la Russie ne doit pas gagner cette guerre." Effet garanti sur la population russe... 

J’avais en tête cette métaphore du Truman show pour aborder le traitement qui nous est appliqué,  quand je vois que le prochain Festival de Cannes a fait son affiche avec ce film auquel un hommage est rendu. 

Evocation moderne du mythe de la caverne de Platon, The Truman Show (...) et cette scène décisive en particulier à toucher la frontière entre le réel et sa représentation autant qu'à interroger les pouvoirs de la fiction, entre manipulation et catharsis", peut-on lire dans le communiqué du Festival"Comme l'inoubliable Truman incarné par Jim Carrey qui frôle du bout des doigts son horizon, le Festival de Cannes prend acte de l'extrémité d'un monde pour l'appréhender à nouveau."

La frontière entre le réel et sa représentation.  Entre manipulation et catharsis. 

Nous y sommes. Quand allons-nous "du bout des doigts" frôler notre horizon ? Avant qu'il ne soit trop tard.

 Du rôle essentiel de la culture que l’inculte qui nous gouverne avait mise au placard. 

Dernière minute :

Ces derniers jours, des informations concordantes sur nos chaînes d’information indiquent que 50.000 personnes par jour rentrent chez elles à Kiev. Vont reprendre leur vie et leur travail.  Hier, une information tombait venue d’Ukraine notait qu’un million d’Ukrainiens partis étaient revenus

Comment cela s’accomode-t-il du récit de la guerre,  bien réelle,  qui nous est fait ?

La cas d'école de la guerre en Irak... beaucoup évoquée en Russie pour la guerre actuelle.

Publié dans Humeur

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