Azovstal, festival de Cannes : vu de Moscou.

Publié le par Boyer Jakline

J’écoute, très brièvement,  juste pour savoir,  les news du matin sur nos chaînes.  Qu’il s’agisse de la politique nationale ou de l’Ukraine,  par exemple,  toujours les mêmes angles d’attaques,  les mêmes partis pris. Une pensée unique démultipliée. Je m’interroge une nouvelle fois sur ces journalistes qui rabâchent cette pensée unique.

Azovstal : 7 autobus ont été nécessaires pour évacuer les 263 soldats ukrainiens qui se sont rendus à l’armée russe. Un politologue ukrainien, " légitimiste", présent depuis des années dans les débats : ils ont choisi la honte de la reddition mais ils sont vivants. Et, exaspéré,  il ajoute et regrette que pas un seul journaliste  ou responsable politique ukrainien n’ait commenté cet événement. Il ajoute que les milliards de dollars n’avaient aucune utilité.  Les journaliste russes, ou du Donbass, présents sur le plateau l’ont écouté s’exprimer longuement. Un moment où cet homme,  sincère,  aimant son pays, réalisait l’impasse dans laquelle l’Ukraine se trouvait. Et peut-être,  en direct, la tournure prise par le cours des choses. " Qu’est-ce qu’on a à faire de ces 40 milliards ? Ils auraient dû les donner avant !"

Assister à une prise de conscience ! Sans compter que ces nouveaux milliards obscènes iront dans des poches d’oligarques "qui ne savent plus où les mettre" précise Vassil Vakarov, ce journaliste ukrainien.

Le Festival de Cannes se devait d’apporter sa pierre à l’édifice : 10 minutes de parole en direct du président Zélenski. Commentaire d’un responsable du Donbass dans le débat du mercredi soir : "ce fut un moment de gloire de l’acteur Zélenski,  mais un moment de honte du président Zélenski. Que fait il pour arrêter la guerre ?  Le mot paix est tabou en Ukraine. Toute l’Europe applaudit un homme qui  a interdit tous les partis chez lui."

Quand un jour, sans doute lointain,  on se retournera sur le traitement médiatique de ce conflit et de ses enjeux, nous aurons de nécessaires mises à jour. Zakhar Prilépine évoque la réaction de l’état major allemand après " le tournant de Stalingrad".  Il a continué comme si de rien n’était. 

Le "narratif" occidental se poursuivra, en dépit des faits têtus.

Et donc, au final, c'est près d’un millier de soldats ukrainiens d’Avozstal se sont rendus. Ceux qui portent des symboles nazis seront sans doute jugés. La Douma réfléchit aux formes.

Voir l’article en lien. 

Publié dans Humeur

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