Le continent noir.

Publié le par Boyer Jakline

Soudain a surgi cette image.  Nourrie sans aucun doute par le black out total à l’égard de toute information émanant de la Russie.  

Je suis à Barcelone avec des amis. Nous allons à la poste centrale,  il n’y avait pas de portable, nous sommes fin des années 70. Au mur de cet édifice officiel,  une immense carte d’Europe, du continent eurasien. Toutes les capitales clignotent. Un immense continent noir, où rien ne clignote, figure l’URSS, énorme insensée.

Après 30 ans de mondialisation "heureuse", en sommes nous là à nouveau ? Comme si le monde n’avait pas profondément changé ? Mais,  visiblement,  la boîte à outils est restée la même... et, du coup,  inefficace pour le monde "occidental". Chassée par la porte, la Russie  revient par la fenêtre. Et les déconvenues ne font que commencer pour les alignés de Washington. 

Et oui, pauvre Ukraine et pauvres Ukrainiens. 

"On nous accuse de vouloir dépecer l’Europe,  mais nous avons besoin d’une Europe forte, avec qui commercer, avoir des projets communs... On voit bien aujourd'hui qui cela gêne." Des paroles entendues dans un de ces multiples débats.

Car on débat  avenir, perspective sur ces plateaux télé russes.  Pas seulement le bilan quotidien de "l’opération militaire spéciale". Et toujours,  comme depuis que l’armée ukrainienne s’est attaquée violemment au Donbass, 2014, sur les plateaux il y a toutes les parties : Donbass,  Kiev, Russie.  Et des directs de Berlin,  Londres et Washington ou de l’ONU. 

"On ne reviendra pas à la situation d’avant le 24 février.  Certaines de nos élites ne l’ont pas encore compris et  doivent le comprendre."

Avant le 24 février,  c’est la rencontre à Genève proposée par Vladimir Poutine à Joe Biden,  car il est clair désormais que c'est Washington qui tire les ficelles. Septembre 2021. On y croit. Enfin, moi j'y crois. A une solution raisonnée.

La rencontre se tient,  beaucoup de sourires, pas de conférence de presse commune à l’issue.  

Le 15 décembre une lettre en forme d’ultimatum envoyée par Moscou à la Maison Blanche.  Rendue publique par Moscou,  contrairement à la demande de Washington.  Lire en lien.

L’exigence russe est toujours la même : sécurité générale en Europe,  "qui ne peut s’obtenir au détriment d’un pays, en l’occurrence la Russie,  neutralité des frontières avec la Russie". Reconnaître l’autonomie de certains territoires,  russes, en Ukraine. 

Cela, après avoir pris acte de l’impossibilité politique d’appliquer les accords de Minsk qui auraient garantie une solution pacifique. En  8 ans, 14.000 morts et des projets funestes.

Dès l’été 2021, les États-Unis livrent en masse des armes en Grèce,  où des manifestations sont organisées,  comme aujourd'hui encore contre l’OTAN,  en Roumanie et en Bulgarie. J’ai eu cette information sur un site alternatif russe.

La France et l’Allemagne, observateurs et signataires à ce titre des accords de Minsk avec la Russie, s’en désintéressent totalement. 

Tout ceci, ce sont des faits avérés et têtus. 

Alors oui, pauvre Ukraine,  sacrifiée au nom de projets politiques fous et aujourd'hui sur la table : déstabiliser la Russie et virer Poutine. Stratégie éprouvée en Irak et en Libye. Voir la vidéo en suivant. 

Les sanctions mauvaises suscitent des contre sanctions catastrophiques pour l'économie européenne, pour nous. Désormais tout le malheur qui nous arrive est la faute à Poutine... Comme hier, la faute à Voltaire et à Rousseau... Rien sur la spéculation et les super profits, rien sur le double jeu du " régime de Kiev".  Zélenski a là son plus beau rôle d’acteur.  Une catastrophe pour son pays. 

"Poutine affame la planète, Poutine soulève les Africains contre la France... Mais Poutine s'enlise en Ukraine".

Or, la Russie n'a jamais eu comme objectif d"'envahir l'Ukraine". Donbass, Crimée. Ports sur la Mer Noire et la Mer d'Azov. Etre opposés à ces objectifs c'est une chose, raconter une autre histoire, on voit quels intérêts cela sert.

Sur ces plateaux télé on souhaite, anticipe des changements d'équipes au pouvoir dans les pays de l'UE, suite à la colère des peuples.

Que la raison gagne.

L’indigente propagande que nous subissons fera long feu.

Déjà à  Marioupol la vie reprend, l’école n°34 est réouverte. L’électricité est rétablie dans des bâtiments civils, des petits marchés s’installent. Oui, le drapeau russe flotte. Autant d’images et vidéos auxquelles vous n’aurez pas droit.  Ce qui n’empêche pas Laure Adler, dithyrambique, en direct de Cannes,  de redire que les Russes sont désinformés sur la guerre en Ukraine.  Elle, comme d’autres, comme tous ceux qui ont un micro sur les chaînes,  publiques ou privées. 

L’effet Azovstal : des bataillons entiers de l’armée ukrainienne dans le Donbass refusent de combattre et déposent les armes. Azovstal : 1750 militaires se sont rendus.  Plus de 2000 finalement. Azovstal est vidé. Les mercenaires,  très nombreux,  des français parmi eux, seront traités comme des droits communs. 

À propos de l’immense Azovstal,  la plus vieille et plus grande aciérie du monde, elle devrait être complètement détruite et le site consacré à d’autres activités. 

Les larmes de crocodile de certains dirigeants occidentaux sur la fin de ce site sont d’un cynisme total : combien de sites industriels,  récents,  efficaces,  ont été sacrifiés en Europe ? La sidérurgie lorraine par exemple,  en France ?

La volonté d'élargir, dans le temps et dans l'espace la guerre se traduit par des "incidents" sur le territoire russe. Le 18 mai, un missile ukrainien est tombé dans un village russe de la région de Koursk : dégâts matériels et un mort. Ce n'est pas la première fois.

Tout cela se passe à quelques centaines de kilomètres de Moscou.

En Italie l’initiative pour la paix, boudée par les médias italiens, "Pace proibita", poursuit son action pour la paix. 3 groupes du Parlement soutiennent cet appel. Le groupe vert italien Parlement européen s’y est joint.

Ce samedi,  des manifestations importantes se sont déroulées en Italie.  Contre l’OTAN et les livraisons d’armes. Tous les pays d’Europe n’ont pas le burkini pour alimenter les machines à mentir !

La première exigence est de cesser de nourrir la guerre en envoyant encore et encore des armes.  Hypocrisie des pays européens qui continuent de clamer qu’ils ne sont pas en guerre avec la Russie. 

En France,  la gauche est enlisée dans la rhétorique guerrière et la livraison d’armes,  alignée sur l’OTAN et les intérêts de la Maison Blanche.  Tristesse !

En marge, l’ ENI,  le plus gros consortium italien fournisseur d’énergie,  vient d’ouvrir un second compte bancaire pour régler ses achats à la Russie en roubles. 

Commentaire dans TOUS nos médias : ENI se plie à Poutine... 

Mais les Allemands,  les Américains aussi, adaptent l’application des sanctions aux besoins de leur économie. Uranium,  engrais... gaz non concernés par les sanctions...

Enfin, les cris d’orfraie quand la Russie ferme des agences de presse ou radio occidentales, dernière en date les agences canadiennes, ne manquent pas de sel : ce sont toujours des réponses aux agissements occidentaux.  RT, Spoutnik ont cessé d’émettre depuis un moment,  dès janvier en Allemagne. 

(Petite anecdote : le premier ministre canadien s’est insurgé sur Tweeter.  Or ces journalistes avaient quitté leurs postes de leur plein gré dès début mars, soit juste après le début de la guerre...)

Même chose pour le renvoi de diplomates,   Unanimes, tous nos politiques dénoncent : des diplomates français viennent d’être renvoyés. Or,  c’est plus d’un mois après le renvoi de 34 puis 6 diplomates russes début avril.  Accusés d’espionnage par le ministre de l'intérieur français. 

Évidemment,  espion russe c'est un grand classique... hollywoodien !

(Les téléphones de tous les dirigeants européens mis sur écoute par les services secrets américains,  c'est pas du cinéma ! On s’en souvient à peine...)

Mes sources d’information :

Ma volonté est de faire fonctionner les deux hémisphères de notre cerveau.  Cette image m’a été soufflée par une amie qui m’interrogeait et à qui je donnais les informations que je partage ici. Mon parti pris est évident.  Il me vaut des relations nouvelles et l’éloignement de quelques personnes. Il ne s’agit pas de "défendre la Russie". Il s’agit de nous, de cette maltraitance politique que nous subissons sans vergogne. Avec la volonté de nous priver de notre citoyenneté.

1- par mon abonnement Orange   je reçois la chaîne d’état russe RTR planeta. En russe. Je la consulte régulièrement. Infos, débats.  Cet abonnement me donne aussi accès à la chaîne d’état chinoise. En français. 

2- je suis en contact permanent,  Skype,  Telegram,  gmail, avec 5 amis russes. 3 à  Moscou,  2 en province.  Parmi eux des opposants de toujours à la politique de Poutine. Certains de ceux-là ont cependant changé leur point de vue et se sont ralliés à l’"opération militaire spéciale".

3- j’ai eu connaissance et je consulte des sites alternatifs russes- qui se réclament du marxisme. Minoritaires, ils analysent très négativement la situation actuelle. Essentiellement pour le coût social en Russie.

Ils n'ont guère d’illusion sur les politiques occidentales et leurs intentions.

4- de nombreux sites en français existent désormais et donnent des informations précieuses sur l’état des combats.

5- existent également des sites, blogs de Français vivant en Russie, qui collaboraient avec Russia Today.  Ils continuent leur travail d’analyse et d’information. 

Pour l’autre moitié de notre cerveau. 

Publié dans Humeur, ....etc.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article