La Fédération de Russie : un continent d’où affamer la planète ?

Publié le par Boyer Jakline

La Fédération de Russie ce sont 11 ou 12 fuseaux horaires. 

De notre côté,  son Ouest,  un territoire avec 450-500 millions d’habitants. 

À l’autre bout, 4 milliards de personnes. La Chine,  l’Inde et d’autres. En vis à vis, l’Alaska. 

Pendant que nos dirigeants ne savent pas trop comment nous priver du gaz et pétrole russes, car trouver des solutions alternatives ne s’improvise pas ... la Chine a multiplié par 25 ses commandes, l’Inde encore plus.

Quant à la crise alimentaire,  après les points posés sur le I, lire en suivant, la Russie propose aux BRICS de prendre les choses en main. 

À propos des fake de Zélenski,  le président ukrainien a exigé que la Russie soit exclue de l’unesco car elle détruit le patrimoine national ukrainien. Elle vient de bombarder l’ensemble de Sviatigorsk, banlieue de Donetsk. Dit-il. 

La Russie a fait survoler le monastère intouché par un drone.

 

Sviatihirsk-Sviatigorsk,  banlieue de Donetsk.

Sviatihirsk-Sviatigorsk, banlieue de Donetsk.

Affamer la planète ?

Donc, les soldats russes violent les petits garçons,  l’armée russe ciblent exclusivement les civils  et maintenant Vladimir Poutine veut affamer la planète. 

Comment la "planète ", entendre le monde "occidental " peut-il s’accommoder du voisinage de tels barbares ?

À suivre, un large extrait d’un entretien accordé par Vladimir Poutine à une grande émission de télévision.

Un peu de propagande russe...

Après avoir analysé que bon nombre de problèmes sont liés à la pandémie et sa gestion plus ou moins réussie par les états ... (très critique sur l’utilisation massive de la planche à billets aux États-Unis... qui n’a rien réglé...) il en vient à la crise alimentaire...

Traduction :

" En premier lieu,  il y a quelques éléments objectifs. Chaque année dans le monde on produit environ 800 millions de tonnes de céréales. On nous dit que là  l’Ukraine est prête à en exporter 20 millions de tonnes... soit 2,5% de la production mondiale. Or, d’après les données de l’Onu,  le blé représente 20% de la production totale de céréales. Du coup,  les 20 millions de tonnes de l’Ukraine ce sont ... 0,5 % du tout. Premièrement. 

Deuxièmement, ces 20 millions de tonnes c’est une capacité d’exportation potentielle. Les experts officiels américains estiment que l’Ukraine pourrait exporter immédiatement 6  millions de tonnes. D’après notre Ministère de l’agriculture,  c’est plutôt 5 millions de tonnes, et 7 millions de tonnes de maïs.  Mais soit... C'est de toute façon très peu.

Pour l’année en cours, 2021-2022, nous prévoyons d’exporter 37 millions de tonnes,  et pour 2022-2023, nos exportations devraient s’élever à 50 millions de tonnes.  Entre autres. 

Quant à l’exportation des céréales ukrainiennes, nous ne la bloquons absolument pas. Il y a de plus quelques moyens de l’assurer.

Le premier.  Par les ports de la Mer Noire sous contrôle de l’Ukraine,  dans le bassin de la Mer Noire,  Odessa et les ports les plus proches. Or l’Ukraine les a minés. 

Je l’ai déclaré à plusieurs reprises à nos collègues : qu’ils déminent et les navires chargés de céréales sortiront des ports. Nous garantissons leur passage sécurisé dans les eaux internationales. Il n’y a aucun problème. 

Ils doivent déminer et remettre à flots les bateaux volontairement coulés en Mer Noire pour compliquer l’entrée dans les ports du sud de l’Ukraine. Nous sommes prêts à le faire et nous ne profiterons pas du déminage pour lancer des attaques à partir de la mer. Je l’ai dit à plusieurs reprises. Premièrement. 

Deuxièmement. Il y a une autre possibilité : les ports de la Mer d'Azov, Berdiansk et Marioupol,  sont sous notre contrôle. Nous sommes prêts à garantir la sortie des navires par ces ports, y compris ceux chargés de céréales ukrainiennes. Sans problème.

Nous menons des opérations de déminage,  c’est en voie d’achèvement. L’armée ukrainienne avait un moment miné en trois couches. Et nous créerons la logistique indispensable. Nous le ferons. 

Troisièmement.  On peut exporter les céréales ukrainiennes par le Danube et la Roumanie. 

Quatrièmement.  On peut en passant par la Hongrie. 

Cinquièmement.  On peut passer par la Pologne.  On peut régler les problèmes techniques,  largeur des rails différente, en quelques heures.

Enfin, le plus simple,  c’est de passer par la Biélorussie.  Le plus facile et le moins cher, car on tombe très vite sur les ports de la Baltique et de là, vers n’importe quel coin de la planète.

Mais pour cela,  il faut lever les sanctions contre la Biélorussie.  Ce n’est pas de notre ressort. Le président de la Biélorussie s’est emparé de la question en ces termes : si on veut régler la situation de l’exportation de céréales ukrainiennes,  si elle se pose, le moyen le plus simple, c’est par la Biélorussie. Rien n’empêche.

Conclusion : il n’existe pas de problème de l’exportation des céréales ukrainiennes. "

Concluant l’entretien, le journaliste précise que toutes ces déclarations vont être largement commentées.

 

 

Ce qui suscite chez moi deux commentaires :

ici, elles ne seront pas commentées car elles n’existent pas. Et du coup je pense que la censure qui nous est imposée fragilise d’abord nous.

La très large majorité (en nombre) de la planète aura ces déclarations...

Ensuite, il est évident que le président russe n’envisage à aucun moment d’abandonner les objectifs de son "opération militaire spéciale", même s’il est prêt à négocier pour ne pas "affamer la planète".

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