Remous. Éclaircie (s) ?

Publié le par Boyer Jakline

Le secrétaire général de l’Onu répond à la demande russe : enquêter sur le bombardement de la prison d’Olenovka.  Parmi les victimes,  de nombreux membres d’Azov  qui ne continueront pas de parler. Témoignages essentiels pour rétablir certains faits. 

L’information est donnée dans nos médias, enquête sur le bombardement. On ne dit pas que c’est une demande russe. Mensonge par omission. Cela fait partie de la panoplie.

Nous suivrons.

Autre hirondelle qui ne fait pas le printemps,  mais toujours bon à  prendre, Amnesty international dénonce la stratégie de l’Ukraine qui a installé ces centres militaires dans les zones habitées, mettant en péril les civils. Ce qui est interdit par les conventions internationales.

Et effectivement les civils paient cher.

Cette dénonciation rencontre ce que répètent les Russes : nous ne visons que les sites militaires.  Ils dénoncent l’utilisation des populations civiles comme bouclier. Cela n’exclut pas les dommages collatéraux.

Zélenski est vent debout.  Il a toutes les raisons de l’être car ce sursaut, étonnant, d’Amnesty international semble téléguidé par... Washington. .
Sa séquence Vogue avec madame,  très glamour, (pendant la peste le banquet continue... cette œuvre incontournable de Pouchkine) a fait très mauvais effet.

Azov se revendique de l’idéologie banderiste et applique ses méthodes, ils étaient en train de dire dans la prison d’Olenovka : cibler les civils,  les empêcher de sortir des sites visés par l’aviation russe, leur tirant dans le dos, Avozstal,  théâtre de Marioupol etc... Ici on continue de nous montrer les manifestations des épouses de ces courageux combattants de la liberté. 

Les élites européennes nous préparent aux restrictions, achètent,  veulent acheter serait plus conforme aux réalités, du gaz de schiste américain,  et soutiennent Azov. 

Cerise sur le gâteau, la ministre allemande, "verte", des Affaires étrangères vient de déclarer que son pays était prêt à aider... Taïwan. 

Un tel degré de soumission et, faut il le dire, de bêtise laisse pantois. 

Si elle veut s’occuper à l’étranger,  l’Allemagne a l’Ukraine et, ma foi,  la Serbie. L’Allemagne d’Helmut Kohl a joué un rôle de premier plan dans l’éclatement de la Yougoslavie, en reconnaissant aussitôt exprimée la demande d’indépendance de la Croatie,  bonne vieille Croatie des oustachis, si proche du Troisième Reich.  

La boucle est bouclée. 

Petit scénario, devoir de vacances...

Mon humeur...

Imaginons le 51e état des États-Unis, Hawaï, état américain depuis 1959. Très loin des côtes américaines en plein Pacifique. Loin comme les Malouines par rapport au Royaume-Uni... mais elles doivent rester britanniques,  of course..

Il y a à Hawaï un courant indépendantiste. 

Et donc, un personnage chinois de premier plan décide d’aller soutenir cette juste revendication. Malgré les mises en garde de la Maison Blanche,  son avion se pose par une belle matinée d’automne. Il est accueilli par le leader indépendantiste tandis que tous les médias occidentaux hurlent à l’ingérence chinoise dans la politique intérieure américaine qui fait courir un grave danger à la paix mondiale. 

Évidemment,  cela ne correspond pas à la culture chinoise. Et heureusement.

Et je n’imagine pas le sort d’un tel avion...

Mais, jusqu'à quand,  jusqu’où allons nous supporter les risques que fait courir à la planète cette gérontocratie  friquée, gloutonne qui ne représente qu’elle-même et ses odieux intérêts?

Le drapeau du mouvement indépendantiste hawaïen.

Le drapeau du mouvement indépendantiste hawaïen.

En vrac :  1- Shroeder-Poutine

Le 2 août,  Gérard Shroeder était à Moscou,  il a rencontré Vladimir Poutine.  On se souvient qu’il fut vice-président de Gazprom. 

Cette rencontre a fait couler beaucoup d'encre en Allemagne au point de susciter une déclaration officielle de Dmitrii Peskov,  porte parole du Kremlin. 

où on apprend que :

1- le gaz russe continue d’être livré bien qu’en bien moindre  quantité,

2- l’Ukraine continue de prélever sa part au passage,  au titre du transit... " agresseur certes,  mais le business doit se poursuivre", ironise Peskov. 

3- que Nostream 2 est opérationnel et peut démarrer son activité immédiatement. 

​​"Die Welt" du 2 août fait état de pourparlers en coulisses entre l’Allemagne et la Russie 

2- "Rénovation" à Auswitch :

Indignation du Ministère des Affaires étrangères.

Maria Zakharova apprend par les diplomates russes en poste qu’un "rafraîchissement" du camp de la mort est en cours, pour  "s’adapter à un nouveau public".

Le pavillon russe a été fermé. 

"Ce n’est pas Disneyland, on ne peut pas au gré des conjonctures politiques, effacer ce qui a été élaboré conjointement avec le musée de l’histoire de la deuxième guerre mondiale de Moscou".

Au passage,  il est rappelé que c'est l’armée soviétique qui a libéré le camp... Une paille. 

Tandis qu’en Pologne,  Tchèquie et dans les pays Baltes est diffusée ouvertement la thèse selon laquelle Staline est responsable du déclenchement de la deuxième guerre mondiale, contraignant Hitler et les Occidentaux.  

Ce catastrophique et mortifère story telling a ses adeptes chez nous. Comment voir alors des adeptes de Bandera en Ukraine ?

Comment ne pas les présenter comme des libérateurs ?

Le passé tragique frappe à la porte. 

3- Éclaircie ? Hirondelle ?

Élargissement de l’OTAN à la Finlande et la Suède : 95 sénateurs américains ont voté pour,  1 a voté contre.  Dans une grande solitude.  Qui est il ?

Bien sûr,  l’opinion du Sénat américain était indispensable. 

L’éclaircie vient du Parlement français : deux groupes, LFI et GDR, (Pcf), ont voté contre cet élargissement. La raison reviendrait-elle  ? La situation lourde créée par l’intervention russe en Ukraine justifie-t-elle un alignement sans faille sur la ligne de l’OTAN ? 

Vous connaissez ma réponse. Bonnes solutions ? Pas simple. Mais il y en a une mauvaise : armer, pousser à la guerre. 

4- "La Russie refuse l’inspection de ses sites militaires..." nous apprend-on en boucle ce matin,  9 août. 

Toujours le mensonge par omission : dans un long communiqué officiel,  le Ministère des Affaires étrangères russe a  indiqué qu’en raison des sanctions la réciproque n’était pas possible : soit l’inspection russe des sites américains. 

Quelle drôle d'idée !


- "La Russie a annoncé hier suspendre les inspections américaines sur ses sites militaires dans le cadre du traité New Start, en réponse aux entraves américaines aux inspections russes sur les sites militaires américains".

Source, Donbass insider.

Publié dans Humeur

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