Merkel, Minsk : mentir, dit-elle...

Publié le par Boyer Jakline

Un an après son départ des affaires,  où elle a œuvré 16 ans, Angela Merkel ouvre son cœur au Spiegel. 

Ce qu’elle dit sur " la guerre en Ukraine", nous n’en saurons rien ici. Trop dérangeant.

Mais cela n’a pas échappé à la Russie. Ses propos confirment ce qu’a déclaré il y a quelques jours publiquement Porochenko,  alors président et signataire des accords de Minsk.

Tout ce petit monde a utilisé ces accords et a fait traîner le processus jusqu'à le rendre caduque pour permettre à l’Ukraine de se préparer à la guerre.  Ces accords étaient valides jusqu'à décembre 2015. En décembre 2021, la Russie s’échinait encore,  publiquement,  dans un courrier adressé à la Maison Blanche, à en demander l’application.  Ce qui lui vaut de formuler aujourd'hui son autocritique. Vladimir Poutine himself. 

Extraits de l’article du Spiegel, et du journal russe Vzgliad. 

Angela Merkel parle :

les accords de Minsk ont permis à l’Ukraine de se préparer à la guerre avec la Russie et j’en suis satisfaite.

Réaction quasi officielle du sénateur Vladimir Djabarov dans le journal Vzgliad :

Cette déclaration confirme que nous avions fait le bon choix avec les accords de Minsk. Ils n’ont pas été réalisés. Et pas par notre faute. Dés le départ,  l’Occident ne souhaitait aucune paix dans le Donbass.  Il avait besoin d’une pause pour préparer l’Ukraine à la guerre avec la Russie.

C'est un grand regret. Ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine sera sur la conscience de Merkel et des autres "garants" de ces accords,  en particulier du président français. Si ces accords avaient été réalisés,  il n’y aurait pas eu ce conflit. 

Il est vraiment dommage que madame Merkel ait fait preuve de tant d’ insincérité.

Il conclut en soulignant que ces mensonges et l’insincérité des garants de ces accords vont marquer durablement les relations russes à l’égard de l’Occident. "

 

Ma réaction :

une nouvelle fois,  s’exprime ici une grande naïveté du pouvoir russe  à l’égard des "partenaires " européens. Ambiguïté due au positionnement des élites au pouvoir, qui est au cœur de la bataille politique en cours en Russie ? Ces élites, comme la Russie depuis 30 ans, sont parties intégrantes de la globalisation. Beaucoup de ces dirigeants n’envisagent pas un autre avenir pour leur pays. 

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