De Zakhar Prilépine et de Mikhail Cholokhov.

Publié le par Boyer Jakline

Voilà la traduction de l’entretien qu’il a accordé au journal Izvestia le 23 mai. Son premier entretien. Depuis, il en a accordé un autre.

 Zakhar Prilépine  a déclaré que l’Ukraine pouvait organiser de manière indépendante des tentatives d’assassinats contre des journalistes soutenant l’opération militaire spéciale,  mais dans son cas, les " partenaires occidentaux" ont laissé leurs marques. 

"Et cela ne surprendra personne" a déclaré Zakhar Prilépine.

Il est estimé que six mois au moins seront nécessaires pour son rétablissement. Il précise ailleurs qu’il a déjà subi 4 opérations d’une durée de 4 à 6 heures. Il se sent globalement pas mal, mais précise qu 2 ou 3 fois par jour,  il a le sentiment que c'est fini pour lui.  Il n’en revient pas du grand talent des équipes médicales. 

Zakhar Prilépine est officier d’active. Il a d’ores et déjà demandé et obtenu son retour sur le front.

Entretien :

"il faut un tribunal public pour les personnes ayant accompli des actes terroristes"

"Q : l’acte terroriste perpétré vous visant vous était loin d'être le premier.  Le dernier en date est l’acte exécuté contre Vladlen Tatarsky,  évoquons aussi Daria Douguina et de nombreux autres assassinats. Qu’est-il indispensable de faire pour que de tels actes ne se reproduisent plus ?

Z.P : prendre militairement Kiev.  Déjouer les plans de futurs attentats terroristes et analyser les mécanismes de ceux qui se sont déjà produits. 

Organiser un tribunal public pour juger les terroristes qui ont provoqué la mort de Motorola (Arsen Pavlov), Alexandre Zakhartchenko, Guivi (Mikhail Tolstykh), Vladlen Tatarsky (Maxime Fomine), Dacha Douguina. 

Q : Vous avez mentionné qu’il y a eu plusieurs attentats avant celui qui a coûté la vie à Zakhartchenko, organisés par les services secrets ukrainiens. Est-ce que leurs méthodes ont changé et est-on fondé à penser que pour vous, Daria Douguina ou Vladlen Tatarsky,  et d’autres personnes du champ médiatique, les services spéciaux occidentaux ont mis la main à la pâte ?

Z.P : l’Ukraine aurait pu s’en tirer seule. Mais dans ce cas précis les "partenaires " ont laissé leurs marques et difficile de s’en étonner. 

... je n’ai pas de plan pour la suite.  J’observe avec intérêt les capacités humaines. 

Q : est-ce que vous continuez votre travail pour une culture patriotique ? Vous aviez annoncé l’ouverture d’un centre culturel "Tradition", ainsi que d’autres initiatives. 

Z.P : une partie de mon équipe poursuit ce travail,  à  Nijni Novgorod,  Tchita, au Daghestan, tous ont leurs propres plans, leurs amis. Une autre partie de l’équipe s’occupe de projets humanitaires. Une troisième, с’est le bataillon Oplot (le rempart en russe, J.B) retourne au front.

Q : n’avez-vous pas l’intention de mettre un terme à votre carrière politique après ce qui vient de se passer ? Et quels sont les plans du QG Zakhar Prilépine ?

Z.P : des QG naissent partout, poussent comme des champignons   ce sont toujours au départ des initiatives locales. Pour pratiquer n’importe quelle activité, de la lutte contre la corruption à l’aide humanitaire, il est obligatoire de répondre à cette question : " de quel côté êtes-vous ?". Ma carrière ce sont toutes ces personnes qui portent ces projets. Difficile d’expliquer d’où ils sortent.  Mais ils existent.  C’est plus important que n’importe quelle carrière. "

 

 

 

 

De Mikhail Cholokhov. 

Cholokhov,  l’illégal.  Sa biographie par Zakhar Prilépine.

Cholokhov, l’illégal. Sa biographie par Zakhar Prilépine.

Article publié le 24 mai sur le Telegram de Zakhar Prilépine,  après l’entretien qu’il a accordé aux Izvestia.

Le 24 mai 1905, naissance de Mikhail Cholokhov,  le Shakespeare russe.

 

"Aujourd’hui, c'est le 118eme anniversaire de la naissance de Mikhail Cholokhov. Et aujourd'hui,  je me tourne non vers ses romans,  non vers ses récits, mais vers son travail de journaliste.

Voilà ce qu’il écrivait à ses lecteurs il y a 75 ans., alors que le monde entier pensait au bonheur de la fin de la guerre et à l’impossibilité  d’une nouvelle guerre,  cette fois,  c'était sûr.



"Lumière et ténèbres" 1948.

Les impérialistes américains et leurs amis en Europe ont besoin de la guerre, comme de l’air, comme l’eau est indispensable au sang humain. 

Ils sont aveuglés de rage, quand ils observent, d’au-delà de l’océan, la puissance grandissante et inébranlable de notre état. Ils tremblent de rage, prêtant l’oreille à l’avancée victorieuse de l’armée Populaire de libération de la Chine. Les succès des pays de démocratie populaire marchant avec assurance vers le socialisme leur imposent une hargne impuissante,  leurs cœurs sont emplis d’une haine noire à l’égard tout ce qui est vivant, fier, honnête, de ces peuples, Grèce,  Indonésie,  Vietnam qui aiment la liberté,  à l’égard de ceux qui,  au prix de leur sang, combattent héroïquement pour leur indépendance et qu’ils ne parviennent pas, malgré leur désir, à asservir et étouffer. Mais les capitalistes éprouvent une peur quasi animale devant les peuples de leurs pays, devant leur prise de conscience politique toujours grandissante et leur activisme.  Ils craignent mortellement leurs simples citoyens,  parce qu'ils savent,  quelle main les châtira, les saisissant à la gorge quand viendra l’heure des comptes pour tous leurs méfaits diaboliques innombrables.

Et ils se hâtent de pousser à la guerre pour, ne serait-ce que pour un bref délai, retarder le moment de leur perte et l’effondrement inévitable de leur système rapace, mal caché sous le mot "démocratie". Ils se dépêchent dans le vain espoir que, vidés de leur sang dans la future guerre, les peuples se soumettront et n’exigeront rien en retour. Vaine espérance !
<…>

Ces incendiaires représentent une somme insignifiante de personnes. Plus on avance,  plus ils sentent leur isolement moral. Ils sont contraints de cacher leurs plans véritables, manœuvrer,  calomnier, élaborer des tactiques frauduleuses pour se donner le rôle de protecteur. 

Ce truc n'a pas été inventé par eux. Ils l’ont pris dans l’arsenal de tous les agresseurs vaincus. L’humanité n’a pas encore eu le temps d’oublier que les hitlers,  les mussolini, les todzio ont provoqué la deuxième guerre mondiale, en se cachant sous les hurlements hystériques sur la nécessité de se défendre du soi disant "péril rouge". De telles attitudes n’ont pas sauvé les agresseurs d’hier. Elles ne sauveront pas plus les prétendants contemporains à la domination mondiale."

Cela semble écrit ce matin..."

Fin de l’article publié par Zakhar Prilépine. 

Mikhail Cholokhov, 1905-1984, est prix Nobel de littérature en 1965.

Il aurait pu recevoir en même temps le prix Nobel de la paix...

 

 

En guise de conclusion.

Anecdote russe... en temps de guerre. Pardon, d’opération militaire spéciale. Juridiquement, ce n'est pas la même chose.  Par exemple,  l’Ukraine a toujours une ambassade à Moscou,  la Russie a toujours son ambassade à Kiev. Et la guerre n’a pas été déclarée.  D’ailleurs la Russie dit se battre contre le "régime de Kiev " et ses sponsors,  non contre l’Ukraine. 

si tu as besoin de quelque chose,  appelle les Chinois, 

Si tu as besoin de quelque chose d’impossible,  appelle les Russes,

Si tu as besoin que ça marche,  appelle les Allemands, 

Et les Américains ?

Les Américains,  pas besoin de les appeler,  ils arrivent. 

 

Cela m’a été envoyé par une amie russe.

Mes amis en Russie,  joints régulièrement,  me demandent de transmettre leur amitié à mes lecteurs.  

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