Douce France : le cancer des Grands Projets Inutiles.

Publié le par Boyer Jakline

Donc, l’oracle a parlé : pas de gouvernement Nouveau Front Populaire à Matignon. Pourtant conforme aux résultats de l’élection législative, imposée par le chef de l’état, vaincu aux élections et revanchard. Perdu, monsieur le Président. Aucune alliance n’assurera " la stabilité des institutions". 2 septembre, il consulte toujours : Sarkozy,  le fossoyeur de notre vote en 2005, bracelet électronique à la cheville,  Hollande : sans commentaire. 

Impossible stabilité car l’homme du chaos partout,  Nouvelle Calédonie, Sahara occidental, tout le temps, des Gilets Jaunes aux bassines... est à l’Élysée.

Parmi les changements espérés, l’abandon de ces "Grands Projets Inutiles, comme les bassines de Sainte Soline ou ... la LGV Toulouse-Paris.

Ça tombe tombe bien, c’est chez nous. Vous noterez que ce projet a été rejeté par toutes les commissions consultatives officielles, sans parler des dizaines d’associations vent debout.

Voyez le dossier. 

GPSO.

Ce doit être le Grand Projet du pays pour les 10 ans à venir.  Sur les rails,  sans jeu de mot, depuis 30 ans. Grand Projet du Sud Ouest,  GPSO. Sous l’égide des régions Nouvelle Aquitaine et Occitanie, dirigées par deux élus socialistes : Alain Rousset et Carole Delga. Ces bons sociaux-démocrates, pourvu que ça dure.

Il s’agit de refaire la liaison Bordeaux Toulouse pour "gagner" quelques minutes.14 milliards prévus.  Combien à l’arrivée ? Des collectifs, de plus en plus nombreux se constituent.  Déjà le prolongement de la nouvelle ligne vers l’Espagne a été empêché par la mobilisation des Basques, en France et en Espagne. 

Gagner quelques minutes pour une infime partie d’usagers,  alors que les besoins en "trains du quotidien" sont immenses et sans budget.  De nombreux territoires en Nouvelle Aquitaine,  même très proches de Bordeaux,  sont enclavés. Aucun moyen de déplacement à part la voiture. 

Les maires de Bordeaux, Bayonne et Irun refusent le projet.  Demandent une rénovation des circuits actuels.  La Commission officielle s’est prononcé contre le projet.  

Rien n’y fait à ce jour. Le rouleau compresseur avance. 328km de rails, 28 km de viaducs qui vont détruire des sites classés et protégés. 

Or de très gros problèmes de faisabilité sont là : 1- les sols sablonneux vont exiger des piliers de béton particulièrement lourds. Bonjour l’écologie.  L’Aquitaine est le pays de l’eau. 2- L’alimentation en électricité des TGV est énorme : construire des lignes à haute tension ? etc, etc.
90% des Enquêtes d'utilité publique ont rejeté le projet, sont allées au Tribunal Administratif. Mais ici aussi règne un 49/3: passage en force. Voir dans le dossier :

  • Enquête publique de 2014
  • Étude d’impact (issu de l’enquête publique)
  • Avis de la Commission d’Enquête (garants de l’enquête publique)
  • Avis de l’Autorité environnementale
  • Commissaire Général à l’Investissement

Pour plus de renseignements sur ce dossier,  voyez en lien LGV, non merci. Il est complet et copieux puisqu'il regroupe l’ensemble des sujets et des associations qui s’opposent à cette catastrophe. 

 

J'ai participé à une manifestation devant la Gare de Cadaujac, samedi 20avril . Nous étions nombreux devant cet édifice qui nécessite un entretien radical.
La fanfare jouait Bella ciao, paroles modifiées.

Il y avait aussi No pasarail
Nous étions accompagnés par l'histoire de nos luttes.

Publié dans Ici Bordeaux, Douce France

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