Qu’elle est lourde, la couronne de Monomaque !

Publié le par Boyer Jakline

Symbole du pouvoir impérial,  la couronne est "lourde" comme l’exercice du pouvoir et les responsabilités qu’il implique. Vladimir II  Monomaque (1053-1125) est né àKiev. Il a régné de 1113 à 1125. Grand prince de Kiev,  il a rassemblé les terres pour créer ce qui allait devenir la Rous’ ou Russie. 

Fin de la fiche historique, succincte. 

L’expression est restée.  Elle m’est revenue hier en regardant en différé sur YouTube la cérémonie officielle d’investiture du président russe. Cérémonie enregistrée par une télévision d’Azerbaïdjan... Merci à elle. 

Quelques chiches images sur France 24. Suivies des insultes de la veuve d’Alexei Navalny. 

Par la volonté de Jupiter, la France, invitée à cette cérémonie, a envoyé son ambassadeur.  Comme la Hongrie et la Slovaquie. L’Union européenne n’a pas reconnu les résultats de l’élection. Plus de 77% de participation et 87% de votes en faveur de Vladimir Poutine.  Ces chiffres encore plus élevés à Kherson et Zaporojié.

Ursula von der Leyen préside la Commission européenne, élue par personne.  Le président français,  23% des électeurs inscrits au premier tour en 2017, par la magie d’une constitution "démocratique", dirige la sixième puissance mondiale. 

Bref, la Russie n’existe décidément pas.

Après avoir prêté serment,  Vladimir Poutine a fait un bref discours, le ton très grave. Il a parlé de temps de rupture. Les traducteurs de France 24 devaient être en pause. Ou le découpage au montage.

Il a évoqué une époque dure. Après tout, les 47 pays les plus, les mieux armés de la planète sont derrière une Ukraine exsangue. Et les attentats terroristes sur le territoire russe sont la stratégie possible qui reste.

La seule issue est la victoire.  Être Unis dans ce moment.  Ce qu’ont bien compris les Russes et qu’ils ont exprimé dans leur vote.

Je comparais ce visage concentré,  grave, à la face hilare du président américain qui débite des paroles insensées ou des propos de guerre, des insultes "Poutine est un assassin".

Ce visage que nous voyons sans cesse.

La cérémonie d’investiture a été suivie par des millions de personnes à travers la planète. Voir la vidéo en fin de l’article. 

La couronne impériale, visible au Musée du Kremlin. Zibeline et diamants.

La couronne impériale, visible au Musée du Kremlin. Zibeline et diamants.

9 mai 1945. L’impossible victoire. Et pourtant. 

De nombreux dirigeants allemands évoquent sans complexe leurs ancêtres nazis liquidés par les méchants russes.

 

Ça ne s’invente pas !

Ces propos justifient en Russie la lecture des événements actuels.

On peut bien y prêter l’oreille, d’autant que les exactions des Azov et Pravyi Sektor sont directement issues de cette histoire.

Le drapeau rouge sur le Reichstag semble une image indigeste pour des Von der Leyen, la droite réactionnaire, ou Baerbock,  la verte.

22000 soldats soviétiques ont laissé leur vie, pour libérer Berlin. Le parc Mémorial, où gisent ces jeunes gens, a été lui aussi vandalisé.

Ô tempora ! Ô moris !

La Victoire, à quel prix !

Ces soldats soviétiques, jeunes, qui reposent sur des terres que leur armée vient de libérer. Par exemple en Bulgarie le grand père d’une de les amies est enterré dans un petit village.  Il avait 26 ans. Aujourd'hui à Sofia on démonte le monument à la mémoire des soldats soviétiques. De nombreux Bulgares ont protesté. Mais, en Bulgarie comme partout en Europe,  le temps n’est pas à écouter les peuples. 

Il faudra crier plus fort. 

Photo : le monument aujourd'hui démonté.  Le soldat soviétique protège femme et enfant.

Et aujourd'hui les mêmes frappent à la porte ?

 

Une dernière remarque :

grand bruit médiatique a été fait autour de l’invitation de la Russie aux commémorations,  sans Vladimir Poutine. Il se confirme que la Russie n’a rien reçu. 

De même, aucun soldat français,  instructeur, légionnaire ou haut gradé,  n’est mort sur le "champ de bataille" ukrainien. Seuls nos canons Caesar sont des victimes qu’il est difficile de cacher.

 

Sofia, Bulgarie. Le monument aux libérateurs.

Sofia, Bulgarie. Le monument aux libérateurs.

1h10. Le temps n’était pas à la fête.

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