Ici Moscou : retrouvailles.
Comme une reprise de contact, métro et direction le centre, rue Tverskaya qui débouche sur le Kremlin et la Place Rouge. À l’autre bout, vers le nord, la ville de Tver.
Mais Kremlin et Place Rouge ne sont pas à mon programme du jour. Je m’engage vers le nord, direction Place Mayakovski, en face de la Grande salle de concert Tchaikovski qui n’est pas le Conservatoire Tchaikovski, l’historique.
Temps magnifique, beaucoup de monde, les boutiques chic, les très grands hôtels les théâtres.
On a du mal à imaginer cette guerre terrible à 1500km ? Pourtant tout le monde sait.
Moscou vit et se balance : près de certaines stations de métro, celle d’où je pars, et sur la Place Mayakovski des grands portiques ont été installés où s’accrochent des balançoires. De jeunes adultes s’y adonnent.
Le soir, tour de ville en voiture dans l’hypercentre illuminé : il est 23h. C'est samedi, du monde partout la jeunesse dans les bars, ou devant les bars. Des bouchons...
Retrouvailles denses.
Comment faire sans le camarade Lénine dont son " impérialisme stade suprême du capitalisme" est cité dans certains débats pour éclairer ce temps de mutation que nous vivons.
Tout le long de la rue Tverskaya des plaques de granit évoquent des grands noms de la culture russe qui y vécurent : poète, acteur, savants, généraux.
Vladimir Illitch s’y exprima 4 fois.
Le 3 novembre 1918 , le 24 novembre 1918, le 19 janvier 1919 le 16 octobre 1919.
1- devant les manifestants en l’honneur de la révolution en Autriche-Hongrie,
2- meeting pour le jour de "l’officier rouge", nouvellement créé,
3- meeting de protestation contre l’assassinat de Rosa Luxembourg et Karl Liebnecht,
4- prise de parole devant les régiments de Yaroslav et Vladimir qui partent au front.
Tout ceci fait un drôle d’écho à ce qui se passe en ce moment dans cette petite Europe qui se voit toujours plus grosse que le bœuf...