Ici Moscou : cancel culture, connais pas.
Le candidat Macron en 2017 avait suscité un débat autour de l’expression " il n’y a pas de culture française". Pas habitués à ses propos provocateurs, bien des commentateurs avaient pris le mors aux dents. "Mais non, mais non, vous ne m’avez pas compris." Fin de l’histoire. Depuis, le budget de la culture est réduit toujours plus sous sa présidence.
Enfin, difficile de faire sans la culture quand on est à Moscou. Bien que je crois savoir que son budget a été bousculé. À vérifier.
Le Conservatoire l’autre soir donnait un spectacle autour de Johan Strauss. Sur scène le Grand orchestre national de Russie. Deux solistes de Bolchoï tout proche invités, une soprano et un baryton. Tous deux enjoués. À la baguette un chef italien...C’est peu dire que je me suis réjouie de cette collaboration. Il a su nous inviter, nous le public, à la fête. À la sortie du spectacle nous sommes tombés sur un vendredi soir d’été dans une grande capitale : embouteillages, public aux terrasses.
Autre moment.
Le musée de Moscou que je ne connaissais pas propose jusqu'à mi-août une exposition que j’ai visitée. La Moscovite des années 20-30.
Soit au début des grands chambardements. Comment à travers la révolution du statut des femmes, années 20, il devient clair que c’est toute la société qui est ébranlée. Voire la planète. "10 jours qui ébranlèrent le monde."
Elles doivent participer à l’apparition de l’homme nouveau.
Dès 1914 le parti bolchevique s’adresse directement aux femmes, créant un journal "la travailleuse". Dès octobre 17, droit au divorce, droit au travail, se libérer au travail et dans la vie de l’inégalité. Un me-too d’un tout autre contenu.
Droit de vote, droit à l’avortement... Ce dernier sera remis en cause dans les années trente, au travers de campagnes idéologiques. " La femme est l’égale dans le travail et la société, mais ne doit pas oublier qu’il lui a été donné aussi d’être mère "
Ne pas oublier que l’avortement fut dépénalisé chez nous en 1975.
Aujourd’hui en Russie, la natalité est promue, mais l’avortement n’est pas interdit. Des politiques publiques favorisent la maternité, fortes allocations, et un encadrement strict des cliniques privées qui pratiquaient l’avortement sans état d’âme, contre sonnant et trébuchant.
Petit album
Aujourd'hui, dimanche, d’autres événements culturels au programme.
La chaleur qui est tombée sur Moscou depuis mon arrivée cède un peu.
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