Humeur : la valse des étiquettes.
Il n’est pas question ici de l’inflation imposant une "valse des étiquettes". Métaphore qui traduit ce changement permanent des prix, vers le haut.
Non, je veux parler des étiquettes toutes faites qu’on vous colle dès que vous exprimez un point de vue différent voire en totale opposition avec le prêt à penser, toujours prêt et envahissant, dont l’objectif unique est d’empêcher de réfléchir et d’agir.
Avec mon "karma" russe, comme disait une amie espagnole du lycée français de Moscou, je suis très souvent "étiquetée" avant même d’achever une phrase. Parenthèse : cette amie enseignait l’espagnol au Lycée. Jeune femme, elle vivait depuis 10 ans déjà en Russie. Chaque fois qu'elle s’apprêtait à retourner en Espagne, un événement intervenait dans sa vie qui prolongeait son séjour...Et, de fait, elle y est restée bien des années après mon départ...Karma, disait-elle.
Dernière expérience de "l’étiquetage", mon appréciation de la cérémonie d'ouverture des JO. J’emploie le mot "woke" comme terme générique. Aussitôt sorti de je ne sais où un individu me traite de "colon blanc".
Re-parenthèse : dans ce moment d’exacerbation en tout genre que nous vivons, j’introduis une distance avec W Twitter. S’y déverse au mieux un désespoir inutile, au pire l’insulte permanente et grossière, menteuse.
Mon karma russe me vaut depuis longtemps d’être traitée de pro-Poutine, et là ça sent franchement le souffre : conservateur, mais allons y franco, fasciste. Un voisin charmant, tendance écolo, ne m’a-t-il pas interpellée à mon retour de Russie sur le thème à quoi bon des élections en Russie puisque c'est une dictature ? Il a lui-même mis des points de suspension en pensant aux dérives (?) actuelles chez nous.
Reste que la Russie n'est pas la France. Cela nous autorise-t-il à faire la leçon en permanence ?
Refuser le discours ambiant permanent, ancien, sur la Russie vous met dans le camp du mal. Pour dire vrai, je préfèrerais que ce soit notre pays qui condamne la livraison criminelle d’armes à Zélenski plutôt que le président Orban, autocrate, étiqueté "fasciste". Heureusement, il est accompagné par le premier ministre slovaque, "de gauche". Cela a valu à ce dernier une tentative d’assassinat. Nous voilà revenus au temps de la politique au fusil. Les informations sont diffusées sans lien entre elles. Un coup de fusil par là, Cisco, un autre par là, Trump, un dirigeant qui disparaît dans le brouillard, une tentative d’assassinat en Allemagne contre Orban...Là, nous sommes dans le degré zéro du politique.
C'est une situation courante dans le monde je pense en particulier aux dirigeants africains ou du Moyen Orient assassinés. C'est beaucoup plus rare dans le "jardin" occidental.
Ici, même dans la gauche dite radicale, si on prêche pour une solution diplomatique, on continue de soutenir la livraison d’armes. Faire la guerre pour avoir la paix. Dans le déni total de ce qui se joue sur le terrain militaire ce que ne font pas bien des milieux militaires anglo-saxons qui actent depuis des mois la défaite militaire de l’Ukraine.
En plaidant pour la poursuite des livraisons d’armes nous confortons le déni coupable des causes de cette situation, pourtant justement analysée par divers experts ou politiques en France et dans le mode, anglo-saxon de préférence.
Qu'on soit d'accord ou pas avec l'analyse russe, comment est-il possible de l'ignore ? Quels intérêts cela sert-il ?
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Shortly before midnight, the president of the National Electoral Council (CNE), Elvis Amoroso, announced the re-election of Venezuela's President Nicolas Maduro. Like the proverbial boy who cried ...
Dernière minute. Il conteste le résultat de l'élection au Venezuela et...en France. Devinez qui !