"Les causes profondes".

Publié le par Boyer Jakline

À chacune de ses interventions publiques officielles , Vladimir Poutine évoque ces " causes profondes" qui ne sont toujours pas sur la table des négociations.

Les politiques occidentaux, roués, les connaissent bien sûr,  mais noient le poisson,  parlent d’autre chose. Tout d’abord, le positionnement adopté par D.Trump est un mélange de cynisme et d’opportunisme.  Avec la complicité des dirigeants européens,  dont le président français est un fer de lance.

Je le répète une nouvelle fois : les États-Unis ne peuvent être arbitre. La guerre en cours est leur projet depuis l’effondrement de l’URSS,  qui a donné de nouveaux espoirs à un projet plus ancien et tout aussi fou : s’emparer de la caverne d’Ali Baba que représente le territoire de la Russie. Et d’où mieux que de l’Ukraine engager ce combat dans ce qui est vu par eux comme l’ultime assaut.

Non, mister Trump,  ce n'est pas votre guerre, seulement. Bien que lors de votre Premier mandat vous ayez livré massivement des armes à l’Ukraine. Depuis Obama au moins ce combat est engagé.

Arbitre ? C'est ce que éclaire très bien Caroline Galacteros dans sa dernière émission,  limpide. En lien.

Ces causes profondes : assurer en même temps la sécurité de la Russie et la sécurité collective du continent européen.  Ce qui signifie non seulement que l’Ukraine n’entre pas dans l’OTAN, mais que l’OTAN dégage du territoire ukrainien. Rappelez-vous,  au début de l’opération militaire spéciale,  ont été découverts 12 laboratoires biologiques sur la frontière russo-ukrainienne. Aussitôt découverts,  aussitôt dégagés, certains réimplantés en Arménie, d’autre en Géorgie. Toujours sur des frontières avec la Russie.  Les peuples concernés ne sont évidemment pas consultés.

Ces demandes russes ont été formulées depuis plusieurs de 10 ans, au fur et à mesure de l’avancée de l’OTAN vers la frontière russe, 2004.  En germe dès le fameux discours de Munich,  2007. Proposées une dernière fois en décembre 2021. La voie diplomatique était alors consommée après l’accueil méprisant de J.Biden et son équipe.

Vous écouterez aussi l’analyse radicale de cet ancien général sovietico-russe-américain : la Russie prend son temps. Son objectif est de détruire l’OTAN. J’ai déjà partagé ses analyses sur le site de Glenn Diesen.

Je pense à cette réflexion déjà ancienne d’Emmanuel Todd : que les États-Unis quittent l’ Europe sera une chance pour l’avenir européen. C'est l’idée. 

La Commission européenne à l’œuvre fait chaque jour la démonstration de sa nocivité.  Nous en sommes là. 

Les deux vidéos que je vous propose font la démonstration a-contrario de la nécessité "pour eux" de la censure.  Mais ça filtre quand même !

Bonne écoute.  Si leurs arguments vous ont convaincus, partagez, prenez votre part.

Et toujours ce "débat" lunaire chez nous sur l’aide à mourir ! Entre "réarmement démographique" et aide à mourir. Pauvres de nous !

À venir dans mon prochain article, un entretien de Jeremy Scahill, journaliste américain qui a couvert de nombreuses guerres, avec un haut responsable du Hamas. 

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