Dénazification ?

Publié le par Boyer Jakline

Encore un sujet scabreux.

Telle est l’omerta...

Plus ce système sent les résistances fébriles dans la société,  plus l’omerta s’amplifie, plus mes articles semblent hors-sol. Même auprès de mes amis avec qui je partage quelques combats de terrain, la discussion sur "la guerre en Ukraine" reçoit un silence poli... et, au final, n’a pas lieu.

Lors de son dernier point de presse hebdomadaire,  Maria Zakharova informait que le nouveau directeur de l’institut d’histoire d’Ukraine, fraîchement nommé, loue les mérites non de Bandera mais d’Adolphe Hitler, "peintre de talent", "porteur des valeurs chrétiennes". Citations. La dirigeante russe s’étonne du silence de toutes les autorités européennes. " Все молчат", tous se taisent.

Et de souligner la justesse des objectifs de l’opération militaire spéciale,  démilitarisation, dénazification de l’Ukraine. Elle souligne aussi que ces objectifs seront atteints.

En France,  dans l’Union européenne, cet objectif même est non seulement condamné mais quasiment moqué. Non, les Ukrainiens ne votent pas massivement pour des candidats d’extrême droite se revendiquant du "passé glorieux". Vrai. 

Mais ces divers commandos sont infiltrés ou officiellement intégrés,  par exemple dans l’armée ukrainienne dès 2014, et font des horreurs sur les populations  civiles, Marioupol, Koursk en particulier.

Ces jours derniers, dans la région de Lviv ex Lvov, des camps de vacances particuliers initiaient des enfants de 7 ans aux saluts et autres fétiches nazis. Nous sommes là à l’extrême ouest de l’Ukraine, ex territoire polonais où oeuvrait la fameuse division Galicina. On se souvient que dès la fin de la guerre et la défaite du nazisme, les États-Unis et le Canada ont accueilli massivement des nazis, porteurs de savoir-faire et d’informations indispensables. D’autres états également.

À propos de la région de Lviv,  elle fut rattachée à l’Ukraine soviétique à l’issue de la guerre,  "prise"à la Pologne collabo. Selon les historiens quelques 200.000 soldats soviétiques sont morts pour libérer Varsovie,  de septembre 44 à  janvier 45. L’actuelle Pologne lorgne dessus. 

Difficile pour la Russie d’avoir à ses frontières un tel état. Les 27 ou 28, on ne sait même plus, millions d’assassinés lors du combat contre les armées nazies se retourneraient dans leurs tombes. Et quel avenir ?

Vous serez attentif à l’inversion accusatoire pratiquée systématiquement par Kiev et repris sans scrupules par la propagande occidentale. L’exemple le plus flagrant est Boutcha, dans ce blog, retrouvez un article à ce sujet. Ou le sort d’enfants ukrainiens. Voir plus bas l’article de Karine Bechet-Golovko sur le sujet.

Cependant, la complaisance (?), le soutien à ces fantômes néfastes ne s’arrêtent pas à l’Ukraine. Les signes les plus alarmants viennent d’Allemagne et de la perfide Albyon. On ne change pas l’histoire. 

Justement, la nouvelle directrice du très fameux MI6,  services secrets britanniques, est une femme "pour la première fois". Hourra ! Ce qu’est devenu le féminisme aujourd'hui. Une caricature. 

Or, la dame au nom changé est née en Angleterre de parents ukrainiens arrivés au Royaume-Uni en 1946. Qui émigrait après la défaite du nazisme et la victoire des méchants soviétiques ? Poser la question c’est y répondre. 

Une génération avant, nous avons le grand-père, membre de la division Galicina. Des centaines de milliers de Polonais, juifs mais pas que, assassinés. Honnie, la Division Galicina, par les Polonais que l’on ne peut pas taxer de russophilie.

La Russie veille et dénonce et s’inquiète du silence les Européens. Le titre de l’article ci dessous : petits fils et petites-filles de nazis accèdent au pouvoir en Europe. Le nouveau chancelier Merts,  Annalena Baerbock, Von der Leyen parlent de ces grands parents méritants. On nous dit que les enfants ne sont pas responsables des faits et gestes de leurs ancêtres. Vrai. Mais s’en revendiquer haut et fort est tout sauf innocent. Surtout quand c'est accompagné de discours et décisions politiques qui ressemblent à une nécessaire revanche sur cette odieuse et dangereuse Russie. Malheur aux vaincus ! Vae victis ! 

Allons-nous être entraînés dans cette galère ? Macron y est prêt.

 On désigne à la vindicte populaire européenne un Victor Orban, au fait très russophobe, et sans aucun doute réactionnaire. N’interdit-il pas la gay pride... qui se déroule quand même, sans que ne soient utilisées les LBD ? Ou l’AFD, pour laquelle votent les citoyens de l’ex RDA, spoliés par une réunification-colonisation. Non que l’AfD soit une solution pour eux, mais les citoyens de l’ex-RDA en sont là, comme bien des citoyens français : à quel saint se vouer ?

Le pape adoube Zélenski :

Zélenski a interdit tous les partis politiques. Kiev poursuit l’église orthodoxe ukrainienne, qui a fait sécession avec l’église orthodoxe russe il y a quelques années. J’avais alors compris que la situation de l’Ukraine était très envenimée.

Donc depuis des mois l’Église orthodoxe ukrainienne est pourchassée, les prêtres assignés à résidence,  les fidèles chassés manu-militari, les icônes pillées. Certaines,  glorieuses, sont déjà au musée du Louvre. "Pour les protéger" version officielle. Le prix de la "liberté" et de la "démocratie".

C'est donc dans ce contexte que le nouveau pape, américain,  une première, adoube Zélenski. Présenté comme un pape social, qui a  vécu plus de 10 ans dans un pays d’Amérique latine,  le Pérou, je crois,  et pour cela "social", il dessine une bien étrange coïncidence, au moment du MAGA, l’arrivée au Vatican d’un pape américain "pour la première fois". Complotisme ou/et naïveté ?

L’histoire du Vatican pendant la deuxième guerre mondiale est un précédent éclairant.

Le démocrate Zélenski et Léon XIV, premier pape américain.

Le démocrate Zélenski et Léon XIV, premier pape américain.

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