Douce France ? Vraiment ?

Publié le par Boyer Jakline

Extrait de l’article de Karine Bechet-Golovko, publié le 4 novembre dans RT en français. 

 

... Le 23 octobre, le colonel Rémy Rousseau, adjoint réserve à la direction des ressources humaines de l’armée de terre, insiste sur l’engagement en forces de la réserve nationale face à « l’évolution de la menace extérieure », comprenez « la Russie ». Cela fait suite aux déclarations du 22 octobre du chef d’état-major des armées françaises, le général Fabien Mandon, qui justifie le réarmement de la France face à la « menace russe », prévoyant une confrontation dans les trois ou quatre années à venir entre nos pays. Et les médias français d’insister : « Son analyse rejoint notamment celle des services secrets allemands, qui ont mis en garde la semaine passée contre la Russie, prête selon eux à "entrer en conflit militaire direct avec l'OTAN", une menace qui pourrait se concrétiser avant 2029. Moscou a la "perception d'une Europe collectivement faible", selon le général Mandon, qui observe une "désinhibition du recours à la force" côté russe. »

De son côté, le directeur du Renseignement extérieur russe, Sergueï Narychkine, prévient que l’OTAN se prépare à entrer en guerre contre la Russie, l’Europe entrant dans une logique très forte de militarisation. Dans la foulée, la Russie a déclaré que la France était prête à envoyer un contingent armé de 20 000 hommes de la Légion étrangère sur le front ukrainien, alors que, selon Bloomberg, la Grande-Bretagne s’y préparerait également. L’état-major français a alors déclaré que la Russie avait mal compris. Mais non, pas du tout : la décision n’a pas été prise d’envoyer des militaires français. On se prépare, c’est tout.

Il est vrai que la population française n’y est pas prête. Ce que reconnaît d’ailleurs la Gendarmerie nationale. En effet, le général Bonneau, à la tête de la Gendarmerie nationale, met en garde contre des troubles sur le territoire français en cas d’engagement des forces armées françaises sur le front ukrainien, déclarant : « Je ne suis pas sûr que tous nos concitoyens soient favorables à ce type d’engagement. »

Ce qui est appelé ici des actes de sabotage sont en fait des actes de résistance : « Si nous avons un engagement majeur à l’Est, par exemple, je pense que cela ne se passera pas sans agitation sur le territoire national (...). Je pense que nous pourrions avoir des actions menées par des ‘proxies’ [intermédiaires], du sabotage et aussi des manifestations (...) ».

En savoir plus sur RT en français: https://fra.mobileapiru.com/opinions/127054-engagement-francais-ukraine-risque-pour-paix-interieure

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