Odessa : russe, ukrainienne, russe ?
Texte sur Telegram de Diana Pantchenko.
Des nouvelles du front.
Je vous ai dit rapidement que la guerre, seconde guerre mondiale, ne s’est pas achevée à Odessa le 9 mai 1945. Les bandes mafieuses et nazies ont continué y faire la loi et c’est le Maréchal Joukov en personne qui fut mandaté pour y mettre bon ordre. Le maréchal Joukov qui a mené les troupes soviétiques jusqu'à Berlin. C’est dire.
Pour bien mesurer ce que décrit Diana Pantchenko il faut connaître la place qu’occupait Odessa dans l’histoire russe et soviétique. Fondée par la grande Catherine, aux portes de l’empire et ouvrant sur la Mer Noire, position stratégique, elle fut toujours comme tout grand port, un lieu de rencontres de cultures. À l’époque soviétique, son humour (juif) ravageur faisait rire toute l’Union Soviétique, fait d’autodérision et de critiques des faiblesses de la vie soviétique.
Odessa, ce sont les fameux escaliers du "Cuirassé Potemkine" et la présence française inscrite dès sa fondation par le rôle joué de par un descendant du cardinal Richelieu, pas moins.
Dans les années 90 un festival du film français y fut créé.
Pour qu’Odessa souhaite rester ukrainienne, il faudrait que ce passé soit respecter et meme valoriser. Or, pour Kiev et Zélenski, il faut détruire.
La perte possible pour Kiev d’Odessa sera une très grande perte, et pour ses parrains britanniques et français. Mais on voit bien qu’il n'est pas question ici de géopolitique. Pas seulement.
Se souvenir que le 2 mai 2014, le pouvoir central de Kiev laissait assassiner des Odessites brûlés vifs dans la Maison des Syndicats sous l’œil impavide des policiers de Porochenko. Ils ne voulaient pas se soumettre aux putschistes de Kiev. Voir sur cet événement le reportage de Paul Moreira à retrouver sur ce blog.
Les enjeux étaient posés.
En suivant, la traduction du post de Diana Pantchenko.
"Progressivement, l’Ukraine perd Odessa.
Non à cause de sa tactique militaire, mais à cause de sa politique.
Faire à Odessa ce qui a été fait à Kiev, ça ne marche pas.
Démonter les monuments à Souvorov et à la Grande Catherine, vandaliser le monument à Pouchkine et le Mémorial de Marinesko (capitaine de la Marine de guerre soviétique né à Odessa. JB).. brûler des livres...
Attaquer des enfants et des commerçants sur des marchés...
Ces personnes, étrangères à Odessa, privent les Odessites de leur fierté.
Et que proposent-elles en échange ?
Elles imposent d’aimer la langue ukrainienne et Zélenski ?
Sans compter qu’elles-mêmes ne connaissent pas la langue ukrainienne. Tous ces patriotes branchés parlent une sorte de sabire sourjik, (mélange de russe et d’ukrainien. J B). Mais elles n’ont pas suffisamment de culture pour savoir que ce n'est pas de l’ukrainien.
Les personnes que j’ai rencontrées à Odessa et qu'il y a encore peu de temps soutenaient la guerre et Zélenski, disent désormais : "le règne des fascistes tire à sa fin".
Pas d’indication précise dans cette phrase, mais nous comprenons où ils placent leur espoir.
Aucune résistance n’est possible. Tout le monde est sous surveillance.
Le pouvoir sent cette humeur dans Odessa. Ce qui explique la mise à l'écart arbitraire du maire Troukhanov.
Appelons ça un maire...
Comment peut-on transformer cette ville riche magnifique en véritable poubelle !?
N’importe laquelle petite ville en Biélorussie est plus propre et plus digne.
Mais bon, pour Odessa, Troukhanov est un des leurs.
Les militaires ont été positionnés à Odessa non pour développer la ville, mais pour briser définitivement la volonté des Odessites.
Mais ça ne passera pas. Odessa ne deviendra pas une autre Lvov. "
DIANA PANTCHENKO, LE 4 NOVEMBRE.
Pokrovsk est tombé ?
Est-il question ici de choisir sa propagande ? L’occidentale contre la russe ? C'est la première remarque qui m’est faite dans une discussion : je choisirais la propagande russe. Or, ici comme vous l’entendrez en écoutant l’entretien du colonel Daniel Davis, américain, il s’agit de faits incontestables, incontournables, que la censure qui nous est imposée doit permettre de cacher. Nos politiques et leurs médias s’en tiennent aux récits de Zélenski. Il nie le chaudron de Pokrovsk. Il abandonne ses soldats. Beaucoup choisissent la vie et se rendent. Les autres sont tués. Tout le pays voit ça. D’où un changement radical de la population ukrainienne, qui se sent, est trahie. Des centaines de citoyens mobilisables fuient le pays, après avoir payé pour le faire. 80% des Ukrainiens veulent la paix.
Les Von der Leyen, Merts, Macron, Starmer sont des criminels. Le service de renseignement extérieur russe alerte depuis quelque temps sur la préparation par le redoutable MI6, britannique, d’une opération sous faux drapeau. Attaquer la centrale de Zaporojié, ce qui est tenté depuis des mois. Avoir un accident nucléaire grave, touchant aussi les populations européennes. Pour forcer l’intervention de l’OTAN.
Les dirigeants occidentaux de plus en plus contestés chez eux sont prêts à tout pour sauver leur peau.
Criminel.
/https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2Fts_0DWGca_A%2Fhqdefault.jpg)
Pokrovsk est tombée : l'effondrement s'accélère
Le lieutenant-colonel Daniel Davis est un vétéran de combat à quatre reprises, lauréat du prix Ridenhour pour la recherche de la vérité, et animateur de la chaîne YouTube *Daniel Davis Deep ...
Le prix Ridenhour récompense "ceux qui persévèrent dans la recherche de la vérité pour l’intérêt public".

/image%2F0959989%2F20251106%2Fob_eb0137_potemkin-stairs-2.jpg)