1er septembre, journée du savoir, mais pas que ...

Publié le par Boyer Jakline

Ici Rostov Velikii, proche de Yaroslav. J’ai réalisé cette photo en septembre il y a quelques années.

Ici Rostov Velikii, proche de Yaroslav. J’ai réalisé cette photo en septembre il y a quelques années.

En Russie,  le 1er septembre, du CP à l'université, toute la population en âge d'apprendre commence l'année. 

Mon premier séjour en URSS (!)  m'a permis d'assister à cette rentrée des classes. J'étais en terminale. C'était et c'est toujours une école spécialisée dans l'apprentissage du français auquel s’est ajouté l’anglais. Malgré les profonds changements de la société russe, les rituels de rentrée sont restés identiques. Un bonjour à mes amis de l'école française (+ l’anglais dorénavant)de Yaroslav, où je me rends encore régulièrement.

Je dois dire que ce premier séjour a été l'occasion d'une immersion totale dans le quotidien soviétique. La correspondante qui m'a été proposée vivait avec sa famille dans une kommunalka, soit un appartement communautaire. J'entretiens toujours des liens d'amitié profonds avec ma " correspondante" d'alors. Nous nous recevons mutuellement. Voilà pour la petite histoire.

Le rituel d'accueil des  élèves de CP m'avait particulièrement étonnée. En effet, ils vont être parrainés par un-e élève qui rentre en terminale qui l'accompagnera tout au long de l'année. Cette pratique existe toujours

Ce qui a radicalement changé, c'est le contenu des programmes.

 Il y a la volonté de les modifier en profondeur. Voir l'article en suivant.

Ces programmes avaient été modifiés dans l'esprit des années 90 et l'ouverture en grand au " libéralisme". Sans commentaire. L'alignement sur les critères de Shanghai, les réformes de l'UE et autres PISA où notre pays est très mal classé. .

Les enseignants français sont, à l'usage, opposés à ces reformes qui démolissent l’école à coup de QCM et de réduction des temps d'apprentissages des matières fondamentales. La multiplication des écrans et le comportement qu’ils induisent ne sont qu’à la marge la cause de la dégradation du système éducatif. Nous sommes confrontés à une démolition systématique.

Extrait d'un article publié le 30 août dans la Komsomolskaya Pravda.

 

La première visite du président à la principale université pédagogique du pays depuis un quart de siècle a donné lieu à une conversation rare et franche sur qui façonne réellement la Russie, pourquoi les enseignants ont besoin d'autorité à l'ère de l'intelligence artificielle et quelle leçon sur le monde Poutine estime que les écoles devraient enseigner à chaque enfant : à travers l'exemple d'un ours polaire et d'un banc d'orques.

Samedi, trois jours avant la rentrée scolaire, Vladimir Poutine a franchi le seuil du bâtiment de la rue Malaya Pirogovskaya, un lieu qu'il n'avait pas foulé depuis près de vingt-cinq ans – depuis le 1er septembre 2001, date à laquelle il s'était entretenu avec des auteurs de manuels scolaires à la bibliothèque de l'Université pédagogique de Moscou. Ils lui avaient de nouveau présenté les manuels – de nouveaux ouvrages de sciences sociales, dirigés par Dmitri Medvedev. Mais cette fois, la conversation ne portait pas sur les manuels scolaires.

 

Ours et orques

L' Arctique, d'où Balanchuk (l'enseignant élu enseignant de l'année) venait de revenir, fut de nouveau évoqué ce jour-là et amena le président à aborder un sujet inattendu lors d'une réunion avec des enseignants.

L'ours polaire est le plus grand prédateur terrestre de la planète, le maître des glaces, un animal que Poutine voue une admiration particulière depuis 2010, date à laquelle, avec des biologistes polaires, il a équipé un ours de la Terre François-Joseph d'un collier émetteur. Les scientifiques utilisent ces colliers pour suivre les déplacements des animaux sur la banquise.

Mais même le maître, il s'avère, a un adversaire redoutable. « Imaginez, des orques vivent à proximité. Elles dévorent ces ours comme dumenu fretin. Elles fondent sur eux en groupe et les mettent en pièces. C'est fascinant. C'est la chaîne alimentaire », a expliqué le président. « Et il faut aussi expliquer cela aux enfants, pour qu'ils comprennent le monde dans lequel nous vivons et pourquoi nous menons une opération militaire spéciale. »

Jamais auparavant la logique de la décision la plus difficile de ces dernières années n'avait été exposée avec autant de concision, et d'une manière si simple qu'un enfant de 10 ans pourrait la comprendre.

 

 

 

 

 

 

Rentrée scolaire. Et toujours des fleurs.

Rentrée scolaire. Et toujours des fleurs.

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I
"L’impérialisme dissimule ses objectifs, à savoir la conquête de colonies, de marchés, de sources de matières premières, de zones d’influence, derrière les idées de « défense de la paix contre les agresseurs » , de « défense de la patrie » , « défense de la démocratie » , etc. Ces idées sont totalement mensongères. Le devoir d’un socialiste n’est pas de les soutenir, mais de les démasquer aux yeux du peuple. « La question de savoir quel camp a, le premier, commis un acte d’agression ou déclaré la guerre n’a aucune espèce d’importance, lorsqu’il s’agit de définir la tactique des socialistes. Les phrases sur la défense de la patrie, la résistance à l’invasion ennemie, la guerre défensive, sont, de la part des deux camps, une tromperie complète envers le peuple. » ... « Pendant des dizaines d’années, expliquait Lénine, trois brigands (les bourgeoisies et les gouvernements de l’Angleterre, de la Russie et de la France) se sont armés pour le pillage de l’Allemagne. Est-il surprenant que deux des brigands aient attaqué avant que tous trois aient pu se saisir des armes nouvelles qu’ils avaient commandées ? » C’est la réalité objective de la guerre qui a une importance décisive pour le prolétariat (quelle classe mène la guerre, au nom de quels objectifs ?), et non pas les ruses d’une diplomatie qui parviendra toujours à présenter l’ennemi comme l’agresseur aux yeux du peuple. Les références des impérialistes aux mots d’ordre de démocratie et de culture ne sont qu’un énorme mensonge : « ...La bourgeoisie allemande dupe la classe ouvrière et les masses laborieuses lorsqu’elle affirme qu’elle ne fait la guerre que... pour la liberté et la culture, que pour la libération des peuples opprimés par le tsarisme... Les bourgeoisies anglaise et française trompent la classe ouvrière et les masses laborieuses lorsqu’elles soutiennent qu’elles font la guerre contre le militarisme et le despotisme allemands. »" <br /> <br /> Léon Trotsky, Œuvres, Lénine et la Guerre impérialiste, 30 décembre 1938
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B
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