La paix, bon sang !

Publié le par Boyer Jakline

 Je ne me cesse pas de m’étonner, m’insurger du peu très peu de mobilisation dans notre pays contre les rodomontrades du chef président et des risques qu’il fait courir à notre pays tant son engagement belliciste est permanent. Dans la "campagne électorale" qui s’engage, la nécessaire lutte pour la paix, peut-être l’expression contre la guerre serait plus juste, est totalement absente. C'est méritoire de se autre pour l’augmentation des salaires et le retour à la retraite à 60 ans. Mais dans ce contexte international et européen très chaud où les fauves sont lâchés, vous m’excuserez, mais c'est totalement anachronique. Le président français est aux avant postes de cette volonté de fondre sur la Russie. Ses motivations sont multiples mais ne faisons pas trop de psychologie : retour aux fondamentaux, la guerre est la  forme la plus nette de la lutte des classes. L’impérialisme en grande difficulté a recours à la guerre. Luttes à mort entre impérialistes, mais aussi pour calmer les têtes chaudes, un billet pour le front, avec aller simple pour beaucoup, voir nos monuments aux morts, 14-18,  jusque dans le plus petit village, cela permet à cet impérialisme de garder la main. Comment ceux-là mêmes qui sont vent debout contre la politique nationale de Macron peuvent-ils de fait par leur silence le soutenir dans sa croisade ? Voilà l’énigme pour moi. 

En Allemagne des voix fortes s’élèvent. L’épouvantail AfD est agité. Je ne sais si ce parti est d’extrême droite et je me méfie des étiquettes, nouvelle pratique dans toute l’UE pour stigmatiser avant même tout débat, à la place de tout débat. Mais ce que dit la dirigeante de ce parti sur la honte de voir l’Allemagne envisager une guerre contre la Russie, oublieuse de l’histoire, est totalement absent du portrait qui en  est fait. Le fait que l’autre parti anti-guerre, celui de Sahra Wagenknecht, beaucoup plus faible électoralement, ait pris contact avec l’AfD plaide pour une analyse plus fine de ce qui est en jeu. L’Allemagne est aussi le pays de Marx et Engels et de Rosa Luxembourg. Et bien d’autres, valeureux qu’Hitler a ciblés les premiers à l’ouverture dès 1933 des camps.

Donc, et nous ? Nous pantouflons, tétanisés par une propagande antiRussie proprement délirante et que les journalistes en toute bonne conscience débitent à flots continus ? Pour le moment la situation reste sous le contrôle de la Russie surarmée et qui ne veut pas faire la guerre à l’OTAN comme vient de le déclarer un politologue américain, bien qu’elle ait les moyens de la faire et de la gagner. Ce que je pense. En témoigne la retenue dont elle a fait preuve pendant 4 ans et qu'elle vient d’abandonner car trop, c'est trop. Retenue soulignée par de très nombreux commentaires éclairés occidentaux, dont Alexander Mercouris dans l’entretien qui suit.

Et oui, comme le disent les Russes,  la France amie de la Russie en a toujours tiré les bénéfices. L’inverse est aussi éloquent.

En lien, Alexander Mercouris qui, de Londres, produit des analyses autant éclairées que pertinentes. Vous retiendrez que sans l’aide européenne,  politique aussi, la guerre serait finie. Politique : le dirigeant ukrainien Fiodorov qui exigeait des élections en Ukraine  vient d’être exfiltré  direction le ministère de la défense italien, comme conseiller. Je l’ai déjà écrit, Fiodorov, 35 ans  s’est déjà illustré par une pratique de la guerre exclusivement tournée vers les civils russophones du Donbass. Quels conseils va-t-il prodiguer à l’Italie ?

Une dernière remarque avant votre écoute de cet indispensable entretien.

Je prends très au sérieux les menaces de Zélenski contre l’aviation civile dans le ciel russe. Je me rends régulièrement en Russie et je n’ai jamais pu me débarrasser de cette crainte. Il y a le précédent du MH 17, dont la destruction est évidemment attribuée aux Russes. Ils ont mené leur propre enquête dont vous ignorerez les résultats qui prouvent que le missile responsable est parti d’Ukraine.  N’oublions pas un critère essentiel d’analyse  : à qui profite le crime?Les Russes soulignent qu’un acte odieux intervient toujours à la veille d’une rencontre pour trouver une solution diplomatique. Plus tard  nous aurons à la veille d’un sommet diplomatique l’opération Boutcha, démontée par quelques politologues occidentaux. Et sur ce blog. Mais vous n’en saurez rien. 

Hier, justifier, l’attaque de l’Irak. Aujourd'hui Leipzig. Un mois après.4 août, 4 septembre.

La tentation est grande pour un Zélenski aux abois de s’engager dans cette surenchère. Impensable sans l’accord des Européens, comme le souligne Mercouris. Nos impôts nourrissent un état ouvertement terroriste. Les états européens, eux aussi aux abois, confirment qu'ils sont prêts à tout.

Entendre le ministre français des affaires étrangères et si peu ou pas réagir c’est vraiment louper un rendez-vous historique et fuir ses responsabilités.

Je vous recommande l’entretien avec un dirigeant des communistes du Donbass, que je publie en suivant.

Dans mon prochain article je proposerai d’autres liens de ceux qui en France et ailleurs disent une autre histoire, exclusivement sur Internet, interdits d’antennes officielles. Les Russes peuvent suivre LCI,  nos journalistes en poste à Moscou peuvent participer aux conférences de presse. Nous savons bien que l’inverse n'est pas vrai.

 

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I
Le travail de sape mené par les officines de la CIA (Young Leaders de la FAF, think tanks...) depuis des décennies dans tous les corps intermédiaires et partis et syndicats de gauche (dans ceux de droite c'est explicite) explique peut-être l'absence de mouvement populaire contre les politiques impérialistes en Ukraine ou en Palestine. La gauche est dans une impasse idéologique en France, prise dans ses contradictions.
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B
D’accord avec toi, impressons ! Là je travaille à une analyse de la victoire de l’AfD. La campagne d’intox s’accélère autour du thème c’est un parti d’extrême droite, etc, etc. Oui, impasse.