Le pays de Jaurès.

Publié le par Boyer Jakline

Jaurès dénonce la guerre qui s’avance, guerre aux peuples, français comme allemand. Il est assassiné le 31 juillet 1914. La France déclare la guerre à l’Allemagne le 2 août, 2 jours plus tard. Le massacre annoncé peut démarrer. Son assassin, un certain Villain  ça ne s’invente pas, sera acquitté en 1919. Il pensait défendre la Patrie, face à un "ennemi de l’intérieur", dirait-on aujourd'hui, un défaitiste. Les dizaines de milliers de stèles,  "monuments aux morts", à travers tout le pays témoignent du prix de la victoire. La popularité de Jean Jaurès est mondiale.  Dans certains pays, Amérique latine, URSS défunte, Jaurès est un prénom.

Nul n’est prophète en son pays.

Il m’est difficile de ne pas penser à ce moment exceptionnel de notre histoire pendant que se déversent des monceaux de mensonges pour nous faire accepter une confrontation militaire avec la Russie. Ou, du moins, nous tétaniser. Cela semble fonctionner puisque, si certains pays dans l’Union européenne font savoir qu’ils refusent cette possible confrontation ( voir en lien l’article sur l’Allemagne), notre pays est l’arme au pied. Au sortir de l’opération Elysée vendredi 18 septembre, seul le candidat du PCF, Fabien Roussel, interviewé à la sortie, a prononcé le mot Paix. Ce que n’a pas manqué de relever Régis Le Sommier sur son site Omerta : enfin  le mot paix. Cette intervention me permet de faire le lien avec mon article précédent. L’Europe qui se cherche ?

Si à la surface les eaux sont calmes, consensuelles, "oui  il faut continuer à soutenir l’Ukraine" dit allègrement Marine Tondelier, montant les marches de l’Elysée, mais elle n'est pas la seule, à gauche essentiellement (quelle misère), dans les profondeurs, les Réseaux Sociaux que le pouvoir veut censurer, ça remue. Tocsin, le 23 septembre en fait la Une de son journal quotidien. A voir en lien.

L’état des lieux, lui, est quasiment ubuesque : la Russie, via son président, va répétant qu’elle n’a nulle intention d’attaquer l’Europe, mais qu’elle a les moyens militaires de la mener, et la gagner, si nécessaire. Elle note la montée des discours guerriers, et des actes "inamicaux", en Allemagne, en France et en Grande Bretagne. Elle analyse cette volonté affichée comme une stratégie de peur à l’égard de leurs peuples qui ne les supportent plus  et un moyen de nourrir les différents complexes militaro-industriels au détriment des politiques sociales. Elle note aussi que cette Commission européenne n’a pas les moyens modernes de  son bellicisme, qu’elle en est consciente, mais s’estime gagnante au plan intérieur. Les dernières élections en Allemagne viennent bousculer les scénarios.

Dans notre pays, au sous-sol, se multiplient les analyses qui dénoncent ce choix des élites européennes où Macron joue un rôle assumé tout en se faisant photographié à New-York au milieu d’un  aréopage de banquiers, 22 septembre. Les sites sur YouTube : Tocsin, Omerta, Fréquence Populaire,  Elucid  et d’autres encore. Des personnalités : Jacques Sapir, Emmanuel Todd, Nicolas Mircovic, entre autres.

 Dans l’Union européenne  des dirigeants refusent la perspective d’envoi de leurs citoyens sur le front ukrainien : le premier ministre slovaque Fico, l’ancien Premier ministre hongrois Orban, des députés européens belges grecs ou espagnols n’ont pas de mots assez durs pour interpeller Von der Leyen.

Bref, le front du refus d’une stratégie suicidaire bien avancée grandit.

Plus que jamais nous devons avoir la même vision du politique et du géopolitique. 

Comme répète Didier Maesto, en colère,  sur son compte X : vous avez tout sous les yeux. À vous de voir. Ou pas.

À noter que la quasi totalité de ces citoyens en recherche d’issue  n’envisage aucun parti politique. Ni PS, ni LFI, ni PCF.

Macron, lui  en grande difficulté, lance en grand l’opération " nous sommes en guerre" pour construire une union sacrée. 

Les Français tétanisés par le président ?

 

Publié dans Guerre de l’info

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I
Le problème est ancien ! La gauche a failli. Congrès de Stuttgart de la 2e Internationale, en 1907. Le délégué français Hervé répond à l'idole social-démocrate Bebel. Hervé trahira en 14, après tant de beaux discours. <br /> <br /> "Poursuivant, Hervé ajouta : « En vérité, le gouvernement français sait pertinemment qu’il ne peut compter sur<br /> les ouvriers. En menant cette propagande, camarades allemands, c’est en vous que nous avons placé notre<br /> confiance. Forts de l’autorité que nous confère notre tradition française, nous avons cru que notre exemple<br /> vous toucherait et que vous cesseriez enfin d’ergoter sur la formule de Marx : « Travailleurs de tous les pays,<br /> unissez-vous ! » Et qu’observons-nous aujourd’hui ? Je ne me berçais pas d’illusions, mais, quoi qu’il en soit,<br /> votre quiétude m’a pétrifié. Vous êtes une merveilleuse machine à voter et à cotiser. Vous pouvez vous élever<br /> aussi haut qu’il vous plaît dans les nuées de la pensée. Mais vous ne savez point vous dresser contre un<br /> gouvernement. Autrefois, nul ne redoutait la prison. Aujourd’hui, vous vous êtes embourgeoisés. Le courage<br /> vous a quittés. Si une guerre éclatait entre la France et l’Allemagne, et si votre gouvernement refusait<br /> l’arbitrage, que feriez-vous ? Répondez sans métaphysique. Il me semble que, tout comme en France, lorsque<br /> le pape Guesde a parlé – je le nomme ainsi en toute amitié –, quelqu’un s’empressait de répondre : Amen. De<br /> même, beaucoup d’entre vous se soumettent au kaiser Bebel – je le désigne également ainsi en toute amitié. Je crains que votre Internationale ne soit qu’une façade si vous n’avancez pas résolument. N’engourdissez pas<br /> nos efforts, ne les rendez pas vains. Si vous marchez avec votre kaiser, vous marcherez contre les communes<br /> insurgées où flottera le drapeau rouge. »
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B
Merci de nourrir mes interrogations. Faillite, faillite. De faillite en faillite. Tout cela nourrit la haine d’octobre 17.<br /> En raccourci. Pour les spécialistes.